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 Blair Haldane

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MessageSujet: Blair Haldane   Ven 25 Déc - 22:40

Haldane Candice Blair

Keep Flying


Genre :
Girl Power !
Âge :
25 ans (11/11/1918)
Métier :
Professeur de Vol
Lieu de résidence :
Poudlard principalement, une petite maison face à la mer au fin fond de l’Écosse le reste du temps.
Personnage ou auteur de l'avatar :
Akira Mado - Tokyo Ghoul

Familier :
Une chouette hulotte prénommée Brossemolle, et son Comète 180 chéri (je savais pas où le placer, BIM il est considéré comme un être vivant)
Baguette :
 Châtaignier et crin de licorne, vingt-huit centimètres, souple
Patronus :
Un fou de Bassan (oiseau)
Epouvantard :
Son oncle Terrence.
Amortentia :
l’odeur de la mer, une humidité teintée d’iode et de vent du large, qui vous débouche les sinus et vous rend mélancolique.

Taille :
1m68
Corpulence :
Mince d’apparence, avec des épaules fines et de grandes jambes, mais un corps assez musclé, évitez de lui serrer trop longtemps la main.
Cheveux :
Petit carré blond très enfantin, qu’elle tresse vers l’arrière pour se dégager le visage.
Yeux :
Des pupilles grises qui semblent changer de couleur quand elle est en colère (illusion, réalité ? Ne la provoquez pas !)
Signes distinctifs :
Petit sourire en coin un brin moqueur, elle fait également beaucoup plus jeune pour son âge.
Style vestimentaire :
Très masculin pour l’époque, elle porte rarement des jupes, principalement des pantalons lâches et chemises quand elle est à terre, et des vêtements plus moulant dans les airs.

Qualités :
Patiente, loyale, compréhensive, juste et droite.
Défauts :
Ironique voir cynique quand sa patience est à bout ou qu'on essaie de la prendre pour une idiote, assez froide en général.
Préférences :
Elle aime voler à toute vitesse, battre des records incroyables sur un balai. Elle adore la mer et la solitude de sa petite maison en Écosse, mais aime aussi le tintamarre quotidien à Poudlard, et particulièrement des matchs de Quidditch.
Antipathies :
Elle déteste l’injustice, l’hypocrisie et la fraude. En froid avec sa famille depuis plusieurs années, elle n’aime pas qu’on lui rappelle qu’elle est née moldue, et cache d’ailleurs cette nature.

Que pensez-vous de la situation politique actuelle ?
Blair en a peur, c’est évident. L’instabilité dans le monde des sorciers est synonyme de mise en péril de sa tranquillité. Parce qu’en période de trouble, ce sont les plus puissants qui règnent, que l’égalité et la justice sont corrompues. Que l’austérité n’est pas propice au jeu, à la distraction, mais à la peur. Blair a peur de la peur. Celle là qui vous dévore de l’intérieur jusqu’à ce que vous deveniez vous même la peur, qui conduit à la haine et le rejet. Quand on a peur, on a besoin d’un bouc émissaire. Et Blair fait parti de ceux qu’on pourrait repousser quand la peur prendra le contrôle.
Réputation :
Femme juste et attentive, les élèves aiment lui parler de leurs soucis et conflits, sur lesquels elle donne un avis neutre et ne s’impliquera pas si elle ne le juge pas nécessaire. Elle est également connue pour sa ferveur à l’égard du Quidditch et du balai volant. En général, les élèves l’apprécient sans vraiment la connaître dans toute sa profondeur.
Projets :
Pas des masses pour le moment, si ce n'est élever justement son neveu en lui apportant tout l'amour qu'il réclame et sans le gâter ou le favoriser.  
Famille  :
Des moldus, avec lesquels elle est en général brouillée, ainsi que son neveu, élève à Poudlard.
Petit récap de sa famille (légende : ♥ très bonne relation  ✘ mauvaise entente  ✝ mort  ~ Indifférence/ c'est compliqué  ? inconnu au bataillon)
✝ Romuald Haldane (1878-1930) - Père
✝ Hélène Haldane, née Abbott ( 1888-1934) - Mère
~ Alice Dawkin née Haldane (1908-… —> 35 ans) - Soeur
✘ Joane Mark née Haldane (1910-… —> 33 ans) - Soeur
✝ Hanna Gibert née Haldane (1914-1940) - Soeur
♥ Evan Dawkin (1927-… —>16 ans) Neveu - Fils d'Alice
? Mary-Ann Dawkin (1929-… —>14 ans) Nièce - Fille d'Alice
? Eva Mark (1930-…—>13 ans) Nièce - Fille de Joane
? Elliot Mark (1931-…—>12 ans) Neveu - Fils de Joane
? Jacqueline Mark (1932-…—>11 ans) Nièce - Fils de Joane
✝ Georges Gibert (1933-1940) Neveu - Fils d'Hanna
✝ Lucie Gibert (1935-1940) Nièce - Fille d'Hanna
✘ Terrence Haldane (1880-...) Oncle

Histoire (petit historique de sa vie) :  
1918 : Naissance
1926 : Mariage d’Alice (1e soeur)
1927 : Naissance d’Evan Dawkin
1929 : Entrée à Poudlard, Mariage de Joane (2e soeur)
1930 : Mort de son père
1931 : Mariage de  Hanna (3e soeur)
1934 : Mort de sa mère
1935 : Fin de ses études, début de sa carrière de joueuse de Quidditch
1939 : Fin de sa carrière, entrée à Poudlard comme apprentie professeur, Rencontre d’Evan Dawkin
1940 : Début de son enseignement en tant que professeur de vol, mort de Joane et sa famille dans les bombardements de Londres

Histoire :
Je suis née humaine. Formée comme tout le monde, deux bras deux jambes, un visage et tout ce qui va avec. J’étais même plutôt jolie à ma naissance, ne pleurant pas trop, rose à souhait et plutôt bien en chair pour un enfant porté pendant la guerre. Non, on peut dire que j’étais bien quand je suis née. La seule chose qu’on pouvait me reprocher, c’était ma féminité. Parce que mon père et ma mère avait déjà eu trois filles avant moi, et qu’il fallait du sang neuf, du sang d’homme, un pur un dur, pour succéder à père. Et moi je n’étais qu’une fille. Une bouche à nourrir en trop, un excédant. Heureusement pour moi, j’étais née dans une famille aisée, sous les yeux de plusieurs témoins, et qui plus est, le jour de la victoire. Le 11 novembre 1918, jour de diktat, fin de guerre et début de paix. Ma mère m’avait immédiatement prise en affection, et mon entrée dans la vie avait été dignement célébrée.
J’ai grandi comme toute petite bourgeoise anglaise normalement constituée. Mes onze premières années avaient été ces années folles au cours desquelles les gens dansaient, évoluaient, s’ouvraient et oubliaient le sinistre de la guerre. Mes parents n’avaient pas réussi à avoir de fils. Mais la joie de ces temps leur avait fait oublier ces velléités. Mes aînées étaient belles mais élevées à la sottise, vouées à être mariées et se reproduire. Pour moi, mon père avait d’autre projet. J’étais mignonne, mais bien moins belle que mes soeurs. Par contre, j’avais de la suite dans les idées, un esprit brillant et vif. Du moins, c’est ce que disaient mes professeurs quand ils posaient sur mon pupitre d’élève d’une bonne école anglaise, une copie ornée d’un A+ bien rouge.
Tout allait bien dans le meilleur des mondes donc. Nous étions en 1929. Et puis quelques mois après, c’est un homme qui sonnait au portail de notre maison.  De ma fenêtre, je voyais cet inconnu tout de noir vêtu, au visage masqué par un large chapeau. Après qu’il ait attendu quelques secondes, on le fit entrer, et discrètement, je glissais dans les escaliers pour entendre la conversation. Ma mère, l’avait invité dans le petit salon, et il s’était assis dans l’un de mes fauteuils préférés. Par la porte entrouverte, je voyais mon père arriver à son tour, tandis que la bonne apportait sur le plateau roulant thé et petits gâteaux. Il se présenta sous un nom étrange, tendit une lettre que mon père lu à toute vitesse, et au bout de quelques minutes de conversation, je comprenais qu’il venait pour moi. D’ailleurs, il m’avait aperçue derrière la porte. J’avais surpris son regard plongeant dans le mien. Mais il avait continué tout aussi naturellement. La peur me saisissait à mesure qu’il conversait avec mes parents, qui eux élevaient le ton. Enfin, mon père, ma mère se contentait de fixer sa tasse et sa main tremblante, comme si elle pouvait ainsi reprendre le contrôle. Un petit peu après, mon père le traitait de menteur, charlatan, puis encore après, des insultes que je n’avais entendue uniquement dans la bouche du cochet, ou de mon oncle quand il buvait. L’homme racontait qu’il était doué de pouvoirs magiques, et que moi aussi, et que je risquais de produire des choses dangereuses autour de moi si je n’apprenais pas à contrôler la magie, et que si mes parents refusaient, son ministère de la magie viendrait m’emmener de force, et que je n’aurais pas le choix. Il demandait à mes parents si je n’avais pas déjà manifesté de la magie, et moi je me rappelais de la fois où, alors que mon oncle grondait l’une de mes soeurs, j’avais eu peur qu’il s’en prenne aussi à moi. Et à ce moment là, les fenêtres avaient claquées, et les vases, les verres, tout les objets dans la pièce étaient tombés dans un grand fracas. On avait accusé le vent trop fort et l’incident fut clos. Moi j’avais pensé qu’un fantôme nous était venu en aide, ma soeur et moi.
Mon père s’était levé, en demandant à ce monsieur qu’il s’en aille rapidement avant qu’il ne s’énerve et appelle la police. C’est alors que l’inconnu a tendu la main, et la porte derrière laquelle j’étais cachée s’est ouverte. Ensuite, il a sorti une baguette de sa manche et a levé la théière ainsi qu’une tasse de thé, en m’invitant à m’assoir, pour que je dise ce que je pensais, puisque j’avais tout entendu. En prononçant ces paroles, un siège se tourna vers moi. Timidement, j’approchais, et la tasse vint se glisser entre mes mains. C’est alors que ma mère fit un malaise.

L’homme était venu plusieurs fois à la maison. Ma mère n’osait plus vraiment l’approcher, et mon père semblait l’évaluer. De temps en temps, il me parlait à moi toute seule, en m’expliquant ce qui m’attendait. Et puis un jour, enfin, une nuit, j’ai quitté la maison dans une voiture fermée, même si la chaleur de l’été nous oppressait encore en cette fin d’août. Une grosse malle rangée dans le coffre, et en face de moi, l’inconnu. Il ordonna au cochet de démarrer et par la petite fenêtre de la porte je voyais mes parents s’éloigner. C’était irréel. J’étais triste de les quitter, mais j’avais l’impression que cela ne durerait pas, que je rentrerais quelques heures après à la maison. Et tandis que la voiture roulait vers le centre de Londres, (l’homme qui s’appelait Edward, mais n’avait pas voulu décliner son nom complet) m’expliquait que grâce à l’argent que mes parents m’avaient donné, je pourrais acheter mes fournitures scolaires, et même un oiseau, pour leur écrire régulièrement. Bizarrement, ces courses m’enchantaient énormément.
Le chemin de Traverse, tout le monde le connaît. J’étais étonnée comme plusieurs avant moi, et certainement de nombreux après moi, de l’apparition du Chaudron Baveur entre deux magasins, et fascinée par tout ce qu’il cachait. L’homme m’avait aidée et orientée pendant mes courses, réservé une chambre à l’auberge pour la nuit avant le train que je devais prendre. J’avais l’impression de rêver. Nous avions acheté une baguette magique, que je manipulais avec la plus grande précaution, la sortant de temps à autre de sa boîte pour l’observer. J’observais aussi avec attention Angelique, la chouette que j’avais choisie. Mais ce qui me fascinait le plus à l’époque je crois, c’était ce balai que le vendeur m’avait attesté de toute dernière génération. On rêve tous de voler n’est ce pas ? Moi j’avais toujours eu envie d’essayer. De m’élever dans les airs et voir tout d’en haut, comme un petit oiseau.
J’ai apprit à voler, tout comme j’ai apprit la magie. Ça m’a immédiatement plu, même si certains cours m’ennuyaient. Chose étrange pour l’esprit vif et intelligent qu’on avait formé en moi, j’avais de meilleures aptitudes au sport qu’aux matières théoriques. Non pas que j’étais mauvaise élève non. Si mes notes étaient vraiment bonnes en matières théoriques, j’excellais particulièrement en cours de vol, avec ce fameux balai de toute dernière génération.
J’ai apprit une dernière chose, vraiment importante quand on y pense. Je n’étais pas la bienvenue auprès de tous. Que malgré la fortune de mes parents et ma bonne éducation, de ma gentillesse et de mes bons résultats, j’étais une moldu, une sang bourbe. Passe encore si mes ancêtres avaient été sorciers et commis quelques écarts auprès d’humains ! Mais moi, j’étais carrément une erreur. Un sang impur à la magie. Mine de rien, les enfants peuvent être particulièrement violent entre eux. J’avais été envoyée à Poufsouffle en début d’année, et heureusement pour moi, m’étais rapidement fait des amis dans mon dortoir. Si tout a évolué au cours du temps, c’était à l’époque assez stable pour que je ne fonde pas en larme devant l’adversité.
Non, ma scolarité à Poudlard a été des plus calmes. Ce qui m’a principalement bouleversée n’était pas le monde magique, mais mon monde à moi, celui de ma famille. À cause du krack boursier de 1929, qui avait été une claque financière dès 1930 en Europe, mon père avait perdu une bonne partie de sa fortune. Et il s’est pendu.
Officiellement, il a été assassiné, ma mère ne supportant pas l’idée qu’on accuse mon père de faiblesse d’esprit. Mon oncle, qui habitait déjà non loin de chez nous, s’établissait définitivement, et reprenait en main les affaires de mon père. Je le haïssais. À ses yeux comme aux yeux de tous, j’étais internée à l’année dans un établissement scolaire spécialisé, souffrant d’une maladie particulière. Je n’exigeais pas une somme considérable à la famille, et envoyais régulièrement des lettres à ma mère par le biais d’Angelique ma chouette. Je rentrais chez moi à chaque vacances de Noël et d’été, en feignant la maladie que je n’avais pas, me déplaçant en fauteuil roulant, le bras replié contre mon corps dans d’étranges angles. Une espèce de paralysie compliquée. Il n’entendait rien à la médecine, alors on avait pu lui mentir facilement. Il n’empêche que je le haïssais avec ferveur. Il avait vendu une bonne partie de nos affaires et la maison de mes parents, si belle autrefois, était une vaste demeure vide et triste. Mes trois soeurs se sont mariées au cours de ma scolarisation à Poudlard (dont elles étaient au courant, mais feignaient de n’avoir rien compris), et peu à peu, leur relation avec ma mère et mon oncle s’effritèrent. Quand à ma mère, belle bourgeoise bien vivante à l’anglaise, était devenue une ombre, siégeant dans sa chambre des jours durant. La bonne, le cuisinier et le jardinier avait été renvoyés, mon oncle n’ayant gardé que la petite femme de ménage, qui ne coûtait pas trop cher à la famille. Logée blanchie nourrie, elle effectuait tout un tas de tâches au sein de la maison.
Tout avait changé donc. Mais j’étais toujours aussi travailleuse. Mon rêve éveillé à Poudlard était devenu réalité à l’instant de la mort de mon père. J’étais devenue étrangère à mon monde de naissance, et pas forcément à part entière chez les sorciers. Je devais être la meilleure pour pouvoir les rattraper, pour ne pas être un poids.
Rapidement, j’ai intégré l’équipe de Quidditch. D’abord en tant que remplaçante, puisque j’étais assez jeune, puis quand j’ai montré ma dextérité à poursuivre le vif d’or, on m’a rapidement intégrée comme membre à part entière. Et c’était là une reconnaissance telle, que je redoublais d’efforts. Même si j’étais une fille, j’essayais de me muscler par tout les moyens, de développer mes réflexes, et surtout, mes aptitudes à voler. Et par tout les temps toutes les heures, on pouvait me trouver à califourchon sur mon balai, le fier Comète 140 qui n’était certes plus le plus performant à mes heures de gloire, mais mon premier amour. J’économisais beaucoup pour m’en offrir un plus performant dès que je le pourrais. Mais ce ne fut pas la peine.
Mes notes avaient un peu baissé, mais pas assez pour que je rate mes différents examens. J’avais obtenu plusieurs O et quelques E, rien en dessous. Mais ce n’était pas mon soucis principal. Je comptais dès ma sortie intégrer une équipe de Quidditch et mener des matchs comme dans les livres de la bibliothèque. Ce que je fis ! Et c’est le club gallois des Holyhead Harpies, que je rejoignais. Pourquoi un club gallois alors que j’étais anglaise ? Parce qu’on ne me l’avait pas interdit, et parce que ses membres sont exclusivement féminins. Et ça me bottait énormément. Parce que si la discrimination sexuelle à Poudlard était bien moindre que chez les moldus, j’avais été élevée dans cette optique là, de femme qui a une tâche à accomplir. Que si le monde magique ne m’avait pas sauvée de ma famille, j’aurais été mariée, tout aussi brillante que je suis.
Et j’ai joué, joué, joué. À en tomber de fatigue quand le match finissait enfin, mais c’était si bon ! Je gagnais ma vie grâce à ce que j’avais toujours voulu faire ! Et loin de ceux qui avaient été les miens. Ma mère morte, mon oncle reprenait tout ce qu’il pouvait, hormis l’héritage que mon père avait eu le soin de rédiger avant de mourir. Mes soeurs vivaient leur vie et ne me parlaient que très rarement, à travers des lettres très courtes. Elles estimaient que j’aurais dû rester auprès de maman je crois. La distance avait atrophié tout mes sentiments forts pour ma famille.

Un beau jour cependant, j’ai arrêté. Ma carrière de joueuse de Quidditch avait durée quatre ans en tout et pour tout. Ç’avait été les plus belles années de ma vie. J’étais tombée amoureuse d’un joueur d’une autre équipe, joueur avec lequel j’étais entrée en collision alors que nous poursuivions tout deux le vif d’or. Ça avait duré deux ans, et puis je l’ai quitté. Lui, le Quidditch. J’avais été lassée. Et puis chez les moldus, la guerre éclatait. Et j’en avais peur. Parce que le monde moldu avait déjà eu de nombreuses répercussions sur mon monde à moi, ce savant mélange de moldu et de sorcier. Alors je me suis réfugiée à Poudlard. Heureusement pour moi, le professeur de vol qui m’avait enseigné tout son art, quittait son poste l’année suivante et cherchait un remplaçant. Avec l’accord du directeur il me formait à ce poste pour sa dernière année, cette triste année de 1939, dix ans après mon entrée dans ma véritable et définitive vie. Je devenais professeur. Je n’avais quitté que quatre années ces couloirs là, et ils me manquaient terriblement. J’étais rassurée étrangement.
Avec l’argent que j’avais économisé pendant ma courte carrière de joueuse, l’héritage de mon père et mon salaire de professeur, j’achetais une toute petite maison perdue sur la côte écossaise, ce pays qui avait vu naître mon père, mais qu’il avait fuit très jeune. Un endroit difficile d’accès, que j’avais modulé soigneusement autour de mes exigences. Une plaine vide de vie, pour pouvoir voler. Une cheminée avec un gros siège confortable à côté, une armoire de livres et des fenêtres sur la mer. Rien de bien grandiose, mais cela me suffisait. Angelique, ma première chouette, était morte en amenant mon courrier, du moins c’est ce que j’avais présumé, puisqu’elle n’étais jamais revenue. Et c’est Brossemolle qui l’avait remplacée.

Si je vous ai tout raconté de ma vie, j’ai occulté quelques passages qui me sont chers, ou au contraire, détestables. Enfin, il en reste un minuscule morceau. Un tout petit morceau qui est maintenant plus grand que moi. Mon neveu Evan. Le premier enfant, que j’avais pu porter dans mes bras. Une blondeur sans égale, un grand charme et une bonne éducation. Le fils renié de ma soeur Alice. Parce qu’il était comme moi. Je ne l’avais pas revu depuis mon entrée à Poudlard, tout comme je n’avais pas pu rencontrer sa soeur, ses cousins et cousines. Mais quand en 1939, alors que la guerre éclatait et que j’abandonnais le Quidditch pour l’enseignement, je recevais une lettre d’Alice, qui me parlait de notre relation à toute les deux, et de l’horreur qu’elle avait ressentie quand elle a compris que son fils était de la même engeance que moi. La magie, cette fabulation qui lui arrachait son enfant. Alors avec son mari, ces gens bien pensant et complètement abrutis, l’avaient rejeté. Moi j’avais eu le soutien de mes parents, qui m’écrivaient. Lui non. J’avais été si malheureuse pour cet enfant que j’attendais tout les matins sur le quai 9 3/4, que la rentrée ait lieu et que je rencontre mon neveu. Il avait la même aura, le même visage que sa mère. Il semblait perdu et désorienté avec sa grosse malle et toutes ses affaires.
Alors je suis allée à sa rencontre. Je voyais que lui aussi, entrait dans le rêve. Le rêve de la magie. J’en suis devenue la responsable légale, comme le souhaitait implicitement Alice. Elle m’avait menti dans sa lettre, elle voulait que j’adopte son fils qu’elle aimait tant, mais que son mari avait haït. Mais ça, Evan ne devait pas le savoir.

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Lian Jenkins
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MessageSujet: Re: Blair Haldane   Sam 26 Déc - 11:30



Bonjour, je suis Lian Jenkins, Modo en charge en charge des validations.

Bon bah je pique le travail de Gilou puisqu'il est en vacances. Bwéhéhé. Bienvenue parmis nouuuus /o/ On est content d'avoir du sang neuf ça fait plaisir! On espère que tu y restera pour l'éternité. Fuhuhuhu




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