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 Owen R. Quinzel

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Owen R. Quinzel
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Date d'inscription : 26/09/2016
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MessageSujet: Owen R. Quinzel    Mar 27 Sep - 22:34

Owen ryan lewis Quinzel

« Un jour j'irai vivre en Théorie,
car en Théorie tout se passe bien »


Genre :
Masculin.
Âge :
17 ans, né le 26 février 1927.
Lieu de résidence :
Birmingham.
Maison :
Serpentard.
Année :
6ème année.
Personnage ou auteur de l'avatar :
Izumi Koushirou (Digimon).

Familier :
Un vieux chat de gouttière appelé Archibald, souvent écourté en Archie, particulièrement grincheux et capricieux. Honnêtement, Owen se demande parfois pourquoi est-ce qu'il continuer de l'emmener avec lui. Il ressemble à un mélange entre un sibérien et un norvégien, avec de longs poils et un pelage tabby, brun et blanc. Malgré son âge, il conserve un regard vert bien acéré et hautain au possible.
Baguette :
Charme, plume de phénix, 31.3 cm, rigide.
Patronus :
Un opossum américain.
Epouvantard :
Une sorte de grande silhouette enflammée aux longs bras, déformée et défigurée, qui s'effiloche et semble fondre quand elle s'avance.
Balai :
Comète 180, offert par son père à la fin de sa première année, pour son anniversaire.
Amortentia :
Une odeur d'orange mêlée à une forte senteur d'amande.
Matières :
Étude des Moldus (O), Métamorphose (O), Sortilèges (EE), Potions (EE), Botanique (EE), Étude des Runes (A), Défense contre les forces du mal (A), Histoire de la magie (D), Soins aux créatures magiques (EE), Astronomie (T). Pour être honnête, ses résultats en histoire et en astronomie s'expliquent par le fait que dessiner sans jamais écouter ne permet pas de retenir grand chose.

Taille :
Que ce soit une bonne ou une mauvaise chose, on ne pourra pas dire de lui qu'il est petit, en tous cas. Un mètre quatre-vingt, et sûrement quelques centimètres en plus avec les années de puberté qu'il lui reste.
Corpulence :
Entre soixante-six et soixante-douze kilos, en fonction des mois et des excès qu'il réalise. Plutôt fin, avec quelques traces de muscle, ce n'est néanmoins pas une armoire à glace et ça ne le dérange pas tant que ça : tant qu'il ne s'écroule pas en portant son sac, il n'en a cure.
Cheveux :
Un roux assez éclatant, vivace et peu discret qui lui a valu  plus d'un surnom péjoratif au cours de son enfance, et qui continuent de le suivre. D'ailleurs, on lui fait souvent remarquer qu'il tend beaucoup vers le rouge, ce qui l'amuse sans que cela ne le dérange. Généralement coiffés à la va-vite, pour ne pas dire quasiment tout le temps en désordre, il les garde courts et les coupe régulièrement
Yeux :
De grands yeux ronds et noirs tranquilles, toujours porteurs d'une lueur de curiosité.
Signes distinctifs :
Quelques tâches de rousseur ici et là, que ce soit sur ses joues ou sur son dos. Une grande cicatrice de brûlure sur sa jambe droite, qu'il cache presque obsessivement, sans jamais en avouer l'origine. Il ne ressort pas vraiment dans la foule, en somme. La seule chose qu'un œil averti pourra remarquer, c'est que sa démarche est parfois un tout petit peu irrégulière, malgré les efforts du jeune homme pour le cacher.
Style vestimentaire :
Confortable avant tout. Il serait dur de parler de véritable style quand lui-même ne fait absolument pas attention à ce qu'il porte, ou alors parce qu'il est très classique. Des couleurs généralement sombres, surtout du brun et du gris, des pulls un peu trop grands pour lui et des chaussures complètement banales. En outre, il a souvent tendance à porter des gants pour protéger ses mains du froid, mais ce n'est pas exceptionnel non plus. Vraiment, la seule chose qu'on pourrait remarquer chez lui, c'est qu'il porte toujours la même écharpe lorsqu'il commence à faire froid, un vieux cadeau de sa mère qu'il persiste à garder.

Qualités :
Affectueux - Astucieux - Chaleureux - Tolérant - Très curieux - Débrouillard - Déterminé - Poli - Pacifiste - Gai - Modeste - Sensible - Sociable - Stratège - Souriant - Ambitieux -  Zélé quand il est intéressé par quelque chose - A le sens de l'humour, parfois très noir néanmoins - Autonome - Discret - Soigneux - Tempéré - Sang-froid - Spontané
Défauts :
Bavard - A une certaine tendance à trop 'laisser couler' - Radin - Borné - Cachottier - Crédule - Désorganisé - Distrait - Impulsif - Procrastinateur - Nerveux - Maladroit - Mou - Déteste qu'on lui marche sur les pieds - Retors -  Peut avoir des réactions vives quand on le surprend - Arbitraire - Rancunier - Peut être mesquin quand il veut quelque chose - Influençable -  Naïf - N'a pas de soucis à mentir si ça l'arrange - Jaloux - Plutôt introverti - A une certaine fierté mal placée.
Préférences :
Voler - La nature - Les œuvres d'art et de fiction, quelles qu'elles soient - Sa famille - Les animaux - Les cours dynamiques - Réussir ce qu'il entreprend - La nourriture et la préparer - L'humour - La créativité - Les livres - Dormir - Les gens, en général - S'occuper d'enfants et les distraire - La liberté et être indépendant - La viande épicée - Dessiner dans son coin - Réfléchir à des questions très larges et variées, sans forcément qu'il y ait un intérêt - Imaginer des plans loufoques et les voir se réaliser.
Antipathies :
Être coincé quelque part - L'arrogance - Les rabats-joies - L'ennui - La saleté - La mauvaise cuisine - Le négativisme - La cupidité - Les responsabilités - Qu'on essaie de le diriger - Échouer quand il est intéressé - Le feu - La cruauté - L'avidité - Les mines de crayon cassées - Ne pas obtenir ce qu'il veut - Qu'on le sous-estime.

Réputation :
Owen, c'est un peu le type lambda qu'on croise en cours, avec qui on discute et on rigole de temps à autre sans pourtant jamais parvenir à retenir son nom. C'est la grande perche joyeuse qui s'entend bien avec tout le monde, mais que personne ne connaît vraiment, au fond. Sa maladresse maladive et le caractère insupportable de son chat sont bien les seules choses qu'on retient de lui, si ce n'est qu'il a toujours un crayon à la main, en train de dessiner quelque chose en toute occasion. Peu préoccupé par les examens et autres sujets de stress aux adolescents de son âge, on se demande parfois si il a vraiment le sens des responsabilités. Bonne poire, en somme, un peu trop gentil et légèrement excentrique, la grande majorité de ceux qui l'ont connu durant ses études ne se rappelleront que d'un grand roux sympathique, très souvent de bonne humeur.
Projets :
Rêve de pouvoir faire du dessin sa profession, que ce soit en réalisant des films d'animation ou des bandes dessinées. Son plus grand rêve est de pouvoir trouver un moyen d'associer intelligemment magie et dessin pour « révolutionner le genre », même si il ne sait pas encore trop comment. Oui, il est très utopiste, parfois.
Famille  :
Premier fils de Connor et Ivy Quinzel, un apothicaire et une botaniste possédant une boutique de potions et de plantes à Birmingham. Il est l'aînée de sa fratrie, avec deux petites sœurs dont une adoptée, Iris. Il ne connaît du reste de sa famille que la sœur de sa mère, sa tante adorée, particulièrement excentrique, qui venait les gâter lui et ses sœurs durant toute leur enfance. Du côté de son père, néanmoins, c'est le flou, et le peu qu'il en a vu ne lui a pas du tout donné envie de poser des questions à son paternel, qui s'est muré dans le silence.
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Owen R. Quinzel
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MessageSujet: Re: Owen R. Quinzel    Mar 27 Sep - 22:36

Histoire


« Papa, pourquoi je peux pas nourrir Charley, moi ? »

Du haut de ses six années, le regard de l'enfant aux cheveux roux s'était concentré sur la grande plante carnivore qui se nourrissait goulûment du sac de viande qui venait d'être déposé devant elle. En posant une main protectrice contre l'épaule de son fils, il le garda bien à l'abri de l'épaisse gueule de la créature. Un sourire tranquille sur son visage toujours aussi paisible, l'homme ébouriffa tendrement les cheveux du rouquin.

« Parce que tu n'es pas assez grand, Owen. Quand tu auras mon âge, crois-moi, tu feras tout pour ne pas le faire !
- C'est pas vrai ! Moi j'vais tout le temps t'aider toi et maman ! »

Amusé par la grammaire et la conjugaison encore à revoir du gamin, le plus âgé se permit un rire gai et simple. Il saisit alors l'enfant par la taille pour le soulever et le poser sur ses épaules, ce à quoi il répondit par un rire franc et clair, agrémenté de gloussements ici et là. Il se laissa être baladé à pas rapides par son père, qui le fit traverser toute la boutique familiale, de la serre aux rayons réservés aux potions. Une fois parvenu jusqu'à un chaudron, Connor Quinzel fit descendre son fils de ses bras vers l'intérieur du grand réceptacle en laiton. Immédiatement, le petit se mit à protester bruyamment, élevant ses bras dans le vain espoir de pouvoir en sortir.

« Papa, j'suis pas un ingr-ing... Ingédient !
- Ingrédient, Owen. »

La jeune femme aux longs cheveux roux qui venait de rentrer les regardait d'un air amusé. Au vu de sa tenue, elle venait sans doute de terminer de s'occuper des bosquets dont le jeune garçon savait qu'il n'avait pas le droit non plus d'approcher. Néanmoins, cette théorie était à revoir, puisque le bébé dans ses bras gloussait régulièrement en agitant ses petites mains potelées pour tenter d'attraper les mèches de cheveux de leur génitrice. Un sourire joueur sur son visage fin, elle se pencha au dessus du chaudron.

« Ça ne ressemble pas à une mandragore, ça.
- Mais ça pleure tout autant !
- Papa ! »

Ivy gloussa. L'homme aux yeux noirs finit par reprendre l'enfant dans ses bras, souriant comme jamais, faisant apparaître ses dents sans que cela ne paraisse forcé. Boudeur, le gamin gonfla puérilement les joues, comme pour faire comprendre sa terrifiante rancune. Comme seule réponse, Connor s'amusa à tapoter sur les pommettes de son fils, ricanant devant la frustration de celui-ci. Sa petite sœur, alertée par les sons, éclata de rire.

« Oh, tu me fais la tête, Owie ? Je ne suis plus le meilleur papa du monde ?
- Si, mais t'es méchant ! J'vais, je vais...
- Tu vas faire quoi ?
- Je vais l'dire à ton papa ! »

Fier de lui, le petit rouquin garda son doigt tendu vers le visage de son père, qui avait d'un seul coup perdu son sourire. Même Ivy s'était tendue, jetant dorénavant des coups d’œil nerveux vers son mari, comme si elle s'attendait à une réaction d'un instant à l'autre. L'adulte se contenta pourtant de caresser machinalement la tête du jeune garçon. Celui-ci, comprenant que quelque chose clochait, fronça les sourcils.

« J'ai dit quelque chose ?
- Non, Owie. Mais tu sais, moi... »

Le petit fut rapidement retourné, avant qu'une pluie de chatouilles ne s'abatte sur son ventre. Même en se débattant de toutes ses forces, il ne pu s'empêcher de réprimer les éclats de rires réguliers qui s'échappaient maintenant de sa gorge. Un gigantesque sourire maniaque sur le visage, Connor ricana longuement, visiblement très fier de sa blague. Et aussi très doué pour les changements de sujet.

« Les cafteurs, je les maltraite ! »


À sept ans et neuf mois, exactement, il y avait certaines choses qu'Owen était déjà persuadé de savoir. Premièrement, il aimait beaucoup son papa et la maman, qui étaient les plus grands magiciens du monde : la preuve, ils pouvaient même retrouver son doudou favori en un coup de baguette magique ! Deuxièmement, il n'y avait pas de meilleur cachette que le grand tiroir juste à côté de son coffre à jouets, tout ça parce que maman passait parfois des heures à le chercher en disant des choses peu convenables et que c'était très drôle de la voir si active. Troisièmement, papa faisait le meilleur ragoût de bœuf du monde, sans exception. Et de quatre, il fallait toujours être poli avec les gens, même ceux qui sentent mauvais, et surtout il ne faut pas leur dire (même et surtout si c'est vrai).
Voilà pourquoi lorsqu'un gentil monsieur lui avait demandé de lui indiquer le chemin jusqu'à la boulangerie, Owen n'avait pas hésité. Il pouvait rendre service, après tout ! Et si il le disait à maman, il aurait peut-même droit à un petit peu plus de dessert ce soir, parce en plus c'était de la tarte aux pommes. Bon, après, il n'était pas vraiment sûr que la boulangerie soit par là... Plus ils avançaient, et moins il était sûr du chemin qu'il empruntait, d'autant plus qu'il peinait à suivre le rythme de l'inconnu.

« Monsieur ? »

Pas de réponse. Ah, peut-être n'avait-il pas entendu. Son maître de classe aussi n'entendait plus grand chose, à son âge. Il garda son sourire sur son visage et entreprit de l'interpeller de nouveau, sans tenir compte des traits froncés de son visage crispé dans une expression presque inquiète. Peut-être qu'il avait peur de se retrouver dans une rue qu'il ne connaissait pas, tiens ! Sûr et certain qu'il pourrait le rassurer, le jeune garçon prit son ton le plus enjoué.

« Hé, mons-...ieur... ? »

La main autour de son poignet s'était serrée si fortement qu'il en avait écarquillé les yeux, sous le choc à a cause de la douleur subite dans sa main. Aussitôt, l'enfant se mit à la secouer pour la sortir de la prise de l'adulte, alors même que son petit cœur se mettait à battre de plus en plus vite dans sa poitrine. Le rouquin tenta de libéra son bras, sans succès, et sa voix se fit de plus en plus rapide, marquant par là sa peur grandissante.

« D-dites monsieur c'est pas drôle, faut pas faire ç-ça ! E-et lâchez-moi, je vais le dire à mon papa ! »

Comprenant par un instinct de survie naturel qu'il était temps pour lui de se débattre et de s'enfuir loin du danger, l'enfant fit de son mieux pour se détacher. Inutile, toutefois, puisqu'on le saisit alors par la taille pour le soulever. Dès lors, il se mit à hurler : criant avec toute la force de ses poumons, quitte à s'en arracher les cordes vocales. Avec la même rage, il entreprit de mordre la main qui s'était posée sur sa bouche pour le faire taire, mais il ne parvint pas à s'en débarrasser. Même en griffait tout ce qui passait sous ses doigts, il semblait que la douleur n'arrêtait pas l'homme qui le tenait. Il ne réussit même pas à saisir qu'ils avaient transplané, ni qu'il était déjà bien loin de la rue où il attendait pourtant impatiemment son père, dans l'idée d'aller faire un tour dans une confiserie, comme promis. Visiblement, et il s'en rendait compte petit à petit, ce n'était pas ce qui allait se passer.


« Mais mange, bon sang ! Ça ne servira à rien de faire le difficile ! »

Le gamin garda hermétiquement la bouche fermée, avant de secouer frénétiquement sa tête de gauche à droite. Une claque sonore s'abattit une nouvelle fois sur sa joue rougie et l'enfant retint difficilement un sanglot dans sa gorge déjà nouée. Les épaules tremblantes, il se mordit ses lèvres déjà rougies par ses propres dents, contractant ses muscles de toutes ses forces pour ne pas pleurer. Il savait pourtant bien ce qui arriverait si jamais il pleurait. Ses poignets ankylosés, en plus de ça, continuaient de le brûler. Les traces de cordage sur ses mains avaient pourtant tout juste fini de disparaître.
Deux jours entiers. Deux jours passés à attendre, à espérer, à frissonner de crainte dès lors qu'il entendait des bruits de pas se rapprocher. Des heures entières passées à pleurer sans que personne ne vienne, sans que quiconque ne le sorte de l'étrange maison dans lesquels ils étaient. Et l'inconnu, lui dont il entendait les pas nerveux faire craqueler le sol du vieux bois au dessus de la pièce dans lequel il était, se montrait de moins en moins patient.
Pourtant, cette gifle fut celle de trop. Celle-là, alors qu'elle n'avait rien de différente de celles qu'il avait subi auparavant, elle avait réveillé quelque chose. Le roux releva vivement la tête, une lueur de colère et de rébellion dans son regard d'ordinaire doux, et il se mit à crier de la voix la plus forte possible pour un enfant de son âge.

« M-maman elle va vous nourrir à Charley, vous allez voir ! Parce que vous êtes qu'un gros tas de caca ! »

Son exclamation était partie toute seule. L'homme au regard noir, aussi noir que celui de papa maintenant qu'il y pensait, serra les dents et se releva brusquement. Le bout d'une baguette se retrouva en deux secondes face à son front, et l'enfant ferma les yeux, apeuré, en reculant instinctivement sa tête.

« Ça suffit ! Je sais qu'il voulait que j'aille doucement avec toi, mais ça te calmera peut-être ! »

Avant, pour lui, les baguettes n'étaient que des instruments qui amenaient l'amusement. C'était la baguette de maman, qu'elle utilisait pour éclairer ses livres lorsqu'elle lisait à son chevet avant de le coucher, celle que papa levait quand il voulait cuisiner sans forcément avoir à bouger tout le temps. C'était la chaleur rassurante du feu de la cheminée. Maintenant c'était une menace. Un danger, un outil qui pourrait blesser ; quelque chose qu'il n'avait jamais imaginé auparavant.
De puissants tremblements le parcourent, son visage blanchit, ses yeux sont déjà humides, et il a la sensation déchirante qu'un torrent de glace vient d'envahir son corps. Le cœur battant, tambourinant tellement dans sa poitrine qu'il a la sensation qu'il va s'en échapper d'un instant à autre, il ne peut que chercher désespérément à respirer. Le bruit que son muscle cardiaque fait rend tout ce qui se passe autour de lui inaudible. Hormis un crépitement aigu dans ses oreilles et et les fourmis dans chacun de ses membres, il ne parvientt plus à sentir quoi que ce soit. Ses muscles, contractés, se sont crispés. Il ne savait pas encore exactement ce qu'est la terreur : il n'avait jamais eu l'occasion de la rencontrer auparavant, bien à l'abri dans le foyer familial. Mais à ce instant, durant ce court moment où il s'était retrouvé seul, isolé et vulnérable, une seule pensée occupait son esprit : il était en danger. Quelque chose, à ce instant, avait comme cliqué. La peur, aussi foudroyante que vivace, s'était logée dans ses intestins. Danger. Danger. Risque. En boucle dans sa tête, encore et encore.

Il avait fallu une seule petite étincelle. Un rien, vraiment. Le jeu cruel et absurde du hasard ; le mauvais moment et le mauvais endroit tout à la fois. Plus tard, il en rirait cyniquement. Car en quelques secondes, à peine après avoir touché la lampe à huile laissée ouverte sur une sorte de guéridon, le sol s'était embrasé. De vives gerbes de flammes se déversèrent sur le sol, vomissant de grandes toiles ardentes près des pieds de l'homme qui recula avec un cri d'horreur. Les yeux révulsés, il tente vainement de stopper le flux avec un Aguamenti balbutié d'un ton hésitant. Néanmoins, la crainte fait glisser ses doigts, qui ne parviennent plus à tenir fermement sa baguette, et les propos sortant de sa bouche ne sont plus qu'un borborygme incompréhensible. L'instrument magique tombe et roule jusqu'au brasier. L'huile, elle, se répand petit à petit dans la pièce ; le feu suit le lit de sa rivière sans se préoccuper de quoi que ce soit.
Paniqué, il s'éloigne. L'enfant, solidement attaché, rouvre les yeux en sentant une chaleur anormale auprès d'eux. Ses yeux s'écarquillent devant la vision des flemmes qui dévorent peu à peu le sol. Il ne connaît pas grand chose des risques qu'il encoure, hormis qu'il ne pourrait qu'avoir très mal en restant dans cette position. Avec les maigres forces qui lui restent, il s'agite dans tous les sens, espérant ainsi se défaire du cordage. Mais rien. L'homme s'est déjà enfui par la porte, sans doute pour sauver sa vie. Le gamin, la peur doublée par sa solitude soudaine, se débat encore plus.
Au bout d'un moment, ses efforts paient et la chaise où il était retenu tombe, mais sur le côté droit. Son visage percute brutalement le bois du parquet et il geint de douleur. Ses jambes, immobiles, ne lui permettent pas de bouger d'un centimètre. Et les flammes, elles, se rapprochent rapidement, tellement que leur éclat finit par se refléter dans les iris du jeune garçon. Celui-ci ferme les yeux, espérant que la vision cauchemardesque disparaîtra quand il les rouvrira, mais non. Rien du tout.

« Papa... Maman... »

Ses épaules se contractent et s'abaissent de plus en plus vite. Il veut rentrer. Retourner dans les bras de ses parents, loin du danger, loin de ce qu'il a découvert et qu'il ne veut plus jamais revoir. Mais il ne peut pas, et la réalité des choses s'abat sur sa vision encore naïve : il est piégé. Coincé, et loin de la protection de sa maison, loin de l'innocence du foyer. Et il voit avec horreur les flammes se rapprocher, encore et toujours trop près. Il ferme les yeux, serre les dents, mais c'est trop tard. Cela ne l'empêchera pas de hurler à s'en arracher les poumons, lorsque le brasier viendra mordre sa jambe droite, dans un cri désarticulé et désespéré. Lorsque les aurors finirent par arriver, il s'était déjà évanoui.


« Owie... ? Je peux rentrer, chéri ? »

L'enfant relève les yeux de son carnet avec calme et hoche de la tête sans rien dire de plus. Ses doigts jouent avec le morceau de fusain sans vraiment qu'il ne touche le papier. Ivy se permet un maigre sourire ; elle n'a après tout jamais réussi à voir ce qu'il faisait, alors elle ne cherchait plus. Archibald, le chaton brun, d'ordinaire si asocial et désagréable, s'était collé contre le ventre du rouquin, comme pour le réchauffer juste un peu plus. Le lui offrir en se disant qu'il serait peut-être réconfortant n'avait visiblement pas été une mauvaise idée. Sur son lit, le gamin paraissait déjà plus calme qu'il y a quelques semaines, bien qu'elle désespérait toujours de le voir aussi silencieux depuis... Depuis « l'accident ». Même sa jambe, qu'il continuait de traîner en boitant depuis qu'il parvenait à marcher sans que la douleur ne le cloue au sol, commençait peu à peu à cicatriser convenablement. Les potions, après tout, faisaient des miracles, même la rouquine doutait qu'il puisse faire tout disparaître, en dépit des efforts frénétiques de Connor et de ses nuits blanches passées à les perfectionner.
La jeune mère s'assit lentement contre le matelas, et passa une main distraite sur la joue pâle de son fils. Même si il reprenait des couleurs et qu'il mangeait de nouveau à peu près normalement, elle ne pouvait pas empêcher un nœud d'angoisse de se former dans sa gorge. Même si elle l'avait senti se crisper, il n'avait pas reculé sa tête comme auparavant. Le jeune garçon se laissa approcher et sa mère le glissa peu à peu contre lui.

« Les aurors l'ont retrouvé, tu sais. »

L'enfant ne réagit pas, comme si il n'avait pas entendu. Pourtant, durant une fraction de seconde, son regard avait dévié, comme si il fuyait. Mécaniquement, presque comme si sa génitrice n'était pas là, il s'était mis à dresser quelques traits sur sa feuille, ses yeux noirs concentrés sur les formes qu'il réalisait petit à petit. Ivy se pinça les lèvres, gênée par le mutisme du petit roux.

« Tu sais, ce n'est pas parce que tu as... Enfin, que ta magie a agi à ce moment-là que tu dois en avoir peur, Owie. »

Les doigts du sorcier se crispèrent autour du morceau de fusain. Il ravala sa salive et s'immobilisa, incapable de répondre à ce que sa mère avait dit. Le sujet, visiblement, était toujours aussi sensible. La rousse passa ses doigts fins dans les cheveux du cadet qui jouait nerveusement avec le tissu de son pantalon, sans nécessairement s'y accrocher. Néanmoins, contrairement à ce qu'elle aurait pu croire, pas une seule trace de larme ne venait obscurcir son regard dans lequel dansait une lueur presque pensive.

« Je veux pas utiliser la magie pour faire mal, moi.
- Quand tu apprendras à t'en servir, ça n'arrivera jamais si tu ne le souhaites pas. »


Owen cligna des yeux, avant de reporter son regard vers la feuille qui était sous ses doigts. Ceux-ci, même si ils tremblaient légèrement, ne lâchaient pourtant pas ce qu'ils tenaient. L'enfant esquissa un maigre mais néanmoins lumineux sourire, un air résolu sur son visage. Il tendit le dessin à sa génitrice qui le saisit sans trop comprendre, bien qu'elle n'avait pas pu s'empêcher elle aussi de sourire, touchée par son attention. Voyant cela, la mine du gamin se fit bien plus avenante et joyeuse.

« Tu vas voir, maman. Moi, je vais l'utiliser pour que tout le monde sourisse ! »

Ivy expira doucement, amusée, et passa une main sur la joue de son fils. Bah, peu importe, au fond, ce qu'il choisissait de faire. Tant qu'il restait ainsi, elle n'avait pas vraiment à s'inquiéter pour son futur.



« Owen, je t'ai déjà dit de faire attention avec tes affaires ! Range tes bandes dessinées après, ta tante ne va pas être heureuse si tu les laisses traîner partout ; en plus, j'entends des rats passer vers les combles depuis tout à l'heure. »

Le garçonnet hocha de la tête en grommelant. Il s'exécuta sans rien dire, alors qu'il terminait de nettoyer les bocaux vides. Vraiment, ça lui apprendrait à ne pas faire ses corvées quand il le pouvait encore... Son lit était pourtant bien plus intéressant et chaud, en cette matinée froide. La majorité des fleurs positionnées sur les fenêtres commençaient déjà à givrer et à faner. Du haut de ses neuf ans, il marcha en boitant un peu jusqu'à une autre étagère, et fronça les sourcils, perplexe. Il lui semblait pourtant qu'il restait encore un peu de poudre de dictame...
Un rictus sur son visage, il sifflota en réalisant qu'il pourrait aller en chercher dans l'arrière-boutique et remplir les bocaux vides pour que son père n'ait pas à le faire le lendemain. Au moins, quand il le remarquerait, peut-être aurait-il droit d'aller chercher quelques confiseries en plus ! Satisfait de son idée, le rouquin se dirigea d'un pas chantonnant vers son objectif, quoique sa démarche restait un peu inégale. Il grimaça légèrement ; vraiment, avec l'humidité et le froid, il n'y avait rien d'agréable à traîner sa jambe blessée. Mais bon, papa avait dit que la douleur passerait avec le temps, si il faisait bien attention à prendre les potions qu'il lui fabriquait tous les soirs, en dépit du goût infâme. Il faisait avec. Un son bien connu attira néanmoins son attention.

« … Archie ? »

Le jeune chat, en effet, miaulait régulièrement en direction du toit, faisant des cercles réguliers en gardant ses yeux verts fixés sur le plafond. Owen plissa les yeux, se demandant quelle sorte d'insecte il avait encore déniché, avant de l'apercevoir reculer brutalement. Instinctivement, l'enfant fit de même, conscient que ce n'était jamais bon signe lorsque Archibald décidait lui-même qu'il fallait prendre ses distances.
Sous ses yeux écarquillés, le plafond se mit alors à craqueler. Le jeune garçon recula brusquement, emportant avec lui le matou qui protesta vivement, alarmé par le bruit de fissure du bois.  Peu importe ses feulements : il n'allait pas le laisser se faire écraser ! À cause du choc et de la surprise, il était carrément sorti par la porte. Les fesses posées sur le sol et les yeux le picotant à cause de l'arrivée soudaine de poussière, Owen mit quelques secondes à réagir. Archie lui-même s'était caché derrière une étagère, le dos levé et les poils dressés.

« Owen, tout va bien ?! Qu'est-ce qui s'est... Passé... ? »

Connor s'était précipité vers la source du bruit, inquiet pour son fils. Sa mère également, même si elle tenait encore dans ses bras sa petite sœur. Le cœur tambourinant, Owen ne répondit pas, toujours sonné. Toutefois, sa tension se réduit considérablement lorsqu'il finit par découvrir la forme qui était tombé en même temps qu'une partie du toit. Le rouquin lui-même ne pu s'empêcher d'avoir l'air étonné. En même temps, me direz-vous, rien de surprenant à réagir ainsi en voyant une petite fille tomber du ciel.

« Dis maman, je crois pas que ce soit un rat, en fait... »

Ivy ne lui répondit que par un soupir exaspéré. Mine de rien, ce « rat » allait devenir sa petite sœur adoptive, ce que lui avait très souvent rappelé sa mère au fil des années. Enfin, disons plutôt qu'elle s'en moquait joyeusement dès qu'elle en avait l'occasion, à son grand dam.


« Et là, tu as vu ? Ils ont réussi à faire tout ça sans magie, papa ! Tu te rends compte ? »

Connor gloussa face aux grandes exclamations émerveillées de son fils depuis qu'ils avaient quitté la salle de cinéma. Il s'était dit qu'après tout, il pourrait lui faire une surprise pour son onzième anniversaire, mais il ne s'était pas attendu à une pareille réaction. Le jeune rouquin, depuis tout à l'heure, essayait presque frénétiquement de recréer les quelques scènes qu'il avait vu, sans succès au vu de son niveau actuel. Tout au plus, il ne parvenait qu'à créer un amas de traits assez grossiers, à sa grande frustration. L'apothicaire se contentait de commencer à couper la viande en petits morceaux.

« Oh, il faudra vraiment qu'on emmène Iris avec nous, la prochaine fois !
- ... La prochaine fois ? »

Gêné, le jeune garçon se mit à balbutier, pris en plein délit d'impatience.

« O-o-h, euh, si jamais tu v-veux bien, enfin, e-uh...
- Mais oui, Owen, mais oui. C'est de votre âge, après tout. »

L'enfant sourit joyeusement en se remettant à dessiner une série de nains piochant dans une mine, quoique on pourrait débattre qu'il manquait encore grandement de technique, même si l'envie était là. Distraitement, le regard fixé sur sa feuille qu'il agrémentait ici et là, il ne fit pas attention à ce qu'il faisait. Tellement d'ailleurs que son père finit par hausser les sourcils, l'air visiblement surpris et un peu déconcerté. Son ton était en effet teinté par une certaine dose de confusion.

« Owen ? Je sais que tu as d'autres choses à faire, mais je ne suis pas sûr que ton bol de lait soit un bon endroit pour mettre tes crayons... »

Interloqué, le jeune sorcier cligna des yeux, avant de pousser un petit cri surpris en s'apercevant de son erreur. Il s'empressa de sortir ses affaires de là, et grimaça en voyant l'état de son petit-déjeuner. Connor leva les yeux au ciel, gloussant devant la nature étourdie de son fils dès lors que celui-ci avait trouvé quelque chose à quoi s'intéresser.

« T-tu verras ! Moi j'vais faire comme eux, j'vais émerveiller les gens sans même avoir besoin de la magie !
- ... Sans la magie, vraiment ? »

Sans rien dire, son père remercia qu'il n'avait pas remarqué le sous-entendu dans sa phrase. Depuis ce qui était arrivé, il aurait aimé que sa progéniture perde une partie de ses réserves et deses craintes, mais il fallait croire qu'il était encore déterminé à ne pas en faire trop usage. Étant donné que le jour de sa première rentrée approchait à grands pas, il ne pouvait pas s'empêcher d'être nerveux, à la fois pour son futur et ce qu'il ressentirait une fois là-bas. Mais Owen, trop naïf, ne remarqua pas ce que cherchait à découvrir son paternel. Il se contenta de faire la moue en dessinant un visage aux traits grincheux.

« Hé bien, euh... Peut-être qu'une fois que je saurais comment faire sans, je pourrais essayer d'améliorer avec ? »

Connor hocha la tête pour signifier son accord. C'était quelque part déjà mieux que rien.


« Serpentard, alors ? »

Le jeune garçon hocha de la tête, un sourire enjoué sur son visage. En rouvrant sa valise qu'il commençait lentement à défaire, il en sortit une bonne partie de ses livres de cours qu'il posa sur sa table de chevet avec sa baguette.. Non mécontent de lui, le rouquin gardait un air tout particulièrement jovial sur son visage.

« On m'a dit que c'était là que vont ceux qui réussissent ce qu'ils veulent ! J'suis persuadé que c'est un signe !
- Hé bien, tant que tu ne ramènes pas de serpent à la maison, pas de souci pour moi.
- De toute façon, Archie l'aurait mangé... »

En disant cela, il avait prix une expression plus renfrognée, en jetant un regard mauvais à son chat qui se contenta de miauler d'un air satisfait avant de s'étirer longuement et paresseusement. Connor haussa les sourcils, l'air dégoûté.

« Comment ça, le manger ? Ne me dis pas que... »

En voyant le gamin détourner le regard, l'adulte ne sut pas si il devait être horrifié ou se mettre à rire dans les secondes qui suivaient. Owen grommela des mots incompréhensibles.

« Tu te souviens quand je t'ai dit que j'ai été collé... ? Bah en fait...
- Par Merlin, il va vraiment falloir qu'on apprenne à dresser ce chat. »

L'enfant hocha vivement de la tête, avant de jeter un coup d’œil à la pièce dans laquelle ils se trouvaient. Un détail, en effet, continuait de le perturber malgré lui.

« Tu es sûr que je peux dormir ici, papa ?
- Je préfère que toi et tes sœurs restiez ici, Owie. Pour votre sécurité. »

Le jeune garçon ne répondit pas sur le moment, le visage légèrement crispé, avant de hocher de la tête plus sérieusement. Il n'allait, après tout, pas faire comme si il ne savait rien du conflit qui se rapprochait de plus en plus, même si il n'en comprenait pas tous les tenants et aboutissants. Néanmoins, il reprit étonnamment vite des couleurs, ce qui ne cessait jamais de surprendre son père, en reprenant sur son visage un sourire sincère.

« Bon, où est-ce qu'elle est, Iris ? J'ai plein de choses à lui montrer, elle ne va pas y croire !
- Ne lui arrache pas les oreille, Owen !
- Mais non ! J'suis pas bruyant, moi ! »

Au vu du gloussement moqueur et narquois de son paternel, son avis différait apparemment légèrement du sien.


« Si tu continues comme ça, tu vas finir par te noyer dans ton porridge.
- Au moins ça serait créatif, comme mort. »

Ivy poussa un soupir exaspéré face au sarcasme de l'adolescent, à qui elle releva la tête sans trop de brutalité. Le jeune homme de seize ans continuait pourtant de maugréer du noir dans son coin, ce qui ne lui plaisait pas énormément, pour être honnête. Depuis ce matin, de toute façon, l'ambiance n'était pas au beau fixe.

« Écoute, ce que t'as dit ton père... Il est juste inquiet pour ton avenir, Owen.
- Inquiet ? J'ai eu deux O et quatre E, il devrait être satisfait !
- C'est juste, écoute... Il ne veut pas que tu aies des difficultés une fois que tu voleras de tes propres ailes. Alors pour lui, que tu ne passes pas l'ASPIC de Défense ou que tu aies échoué en Histoire et en Astronomie...
- Mais je sais déjà ce que je veux faire ! Je n'ai pas besoin de ces matières, de toute manière... »


Le rouquin prit une bouchée de son assiette, sans toutefois en avoir grande envie. Mécaniquement, il se remit à dessiner quelques traits sur son carnet, qu'il allait d'ailleurs devoir encore changer d'ici peu. Sa mère se permit un sourire un peu triste avant de s'approcher lentement et de passer ses bras autour de son fils, qui ne se contracta pas, pour le plus grand plaisir de sa génitrice. Au moins, les années avaient accompli une grande partie de leur travail de guérison.

« C'est juste que... Il a peur pour toi, ma carotte. Avec tout ce qui se passe en ce moment, tu sais...
- Maman, j'ai seize ans, arrête de m'appeler comme ça... Je n'ai plus cinq ans.

Sa remarque lui permettait au moins de ne pas répondre qu'il était parfaitement au courant de l'état des choses. Pas comme si il était facile pour lui, certaines nuits, de dormir tranquillement alors qu'il n'avait pas de moyen de savoir si sa famille était en sécurité. Pas comme si il n'avait pas ressenti d'angoisse en apprenant ce qui était arrivé il y a peu dans l'école où sa propre sœur et lui se trouvaient. En même temps, il ne préférait ne pas y penser, se disant que cela lui permettrait de ne pas trop craindre ce qui pourrait arriver à Iris si elle se retrouvait seule, ou se détruire le moral. Les incidents et les blessés de multipliaient, ce qui n'était en soit pas pour le rassurer. Ici, le déni était la seule solution. Ou qu'il ne comprenait pas le sous-entendu. Comme si travailler sans magie, comme un moldu donc, était une tare en cette période. Owen grommela, mécontent, mais ne protesta pas quand sa mère se mit à lui ébouriffer les cheveux. Il avait l'habitude, de toute façon, et ce n'était pas comme si cette touffe serait un jour bien coiffée, alors à ce stade...
Une lueur plus déterminée dans son regard, il se remit à esquisser les traits d'un personnage quelconque, sûrement inspiré d'un des films qu'il avait eu le temps de regarder aux vacances de Noël, et il se remit à sourire comme si de rien n'était.

« De toute façon, il sera bien forcé d'avouer que j'avais raison quand il verra ce que je pourrai faire plus tard ! »

Ivy leva les yeux au ciel.

« Et dire qu'il se demandait pourquoi tu t'étais retrouvé à Serpentard...
- Bah quoi ?
- Rien, rien. Termine ton bol, jeune homme, je te rappelle que tu dois aller nourrir Charley, après.
- ... Encore ?! »

En marmonnant un 'il avait totalement raison' qu'Owen était trop vieux pour comprendre, ou du moins ses souvenirs n'étaient plus assez clairs, elle quitta la pièce en jetant un dernier coup d’œil à la table de son fils.

« Et retire ces crayons de ton jus de pomme, ma carotte. »

Un cri sonore se fit entendre. La rouquine fronça les sourcils.

« Ton langage, Owie ! »
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Lian Jenkins
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MessageSujet: Re: Owen R. Quinzel    Sam 1 Oct - 23:20



Bonjour, je suis Lian, admin en charge des validations.

Bienvenu ici! On est content de voir le frère débarqué héhéh. Comme si en CB Que de beauté, que d'impatience à voir la suite. On espère que tu te plaira bien ici en tout cas =D tu verras on est gentil. Enfin on essai. Au pire on t'attache pour plus que tu parte. Pour la suite c'est là juste en bas! Hâte de te voir en rp, ça va roxxer.



Félicitation, les portes du forum te sont désormais grandes ouvertes ! Si tu souhaites te présenter un peu plus personnellement à la communauté, n'hésite pas à te présenter en tant que joueur. Tu peux également poster ta fiche de relations et la compléter. Ne sois pas timide et demande des liens avec d'autres personnages ! Si tu cherches un partenaire pour RP pourquoi ne pas répondre à l'une des demandes ou poster la tienne dans les "recherches "? Et avant de fuir, n'oublie pas de remplir ton profil, ainsi que recenser ton avatar. ( Si tu es élève, il faut également faire un petit tour sur le sujet des Cours)


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Owen R. Quinzel
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