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 [Fin Janvier 1944] Zéro de conduite (Libre)

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Owen R. Quinzel
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MessageSujet: [Fin Janvier 1944] Zéro de conduite (Libre)   Jeu 6 Oct - 19:47


Zéro de conduite
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Il y a peu de choses, vraiment, qu'il détestait de manière objective. Néanmoins, si on pouvait remarquer la présence constante d'un élément à chaque fois qu'il devait énoncer ce qui lui rebroussait les poils dans le mauvais sens, l'ennui serait sûrement en première place. Il n'y avait absolument rien de pire, pas même tout ce qui s'apparentait à l'arithmancie et la divination, pour le pousser à chercher coûte que coûte un moyen de se sortir de cet état. C'était d'ailleurs assez ironiquement ce qui avait causé sa présence ici, d'ailleurs. Mais bon, son entêtement le poussait à n'apprendre de ses erreurs que lorsqu'il le consentait bien. Allez faire comprendre à Owen qu'il est coupable de quelque chose quand il persiste à assurer que ce n'est pas le cas... De quoi s'en donner des migraines !

Enfin, être envoyé cirer et nettoyer un couloir entier d'armures anciennes et probablement toutes datées de la jeunesse en culottes de Merlin sans la magie pour si peu, c'était un comble. Du moins à ses yeux. Il n'avait après tout pas fait grand chose. Il s'ennuyait, et lorsqu'Owen s'ennuie, il lui arrive parfois de marcher dans les couloirs avec un livre à la main, tout ça pour ne pas s'endormir sur place. D'ordinaire, rien n'arrivait, et cette fois-là non plus... Hormis accidentellement glisser sur des restes d'eau savonneuse à cause de son inattention, ce qui l'avait amené à trébucher et à renverser tout le contenu d'une potion de Babillage sur figure d'autorité quelconque. Et visiblement, provoquer un accident qui avait énormément compliqué le travail de sa victime accidentelle était considéré comme suffisamment grave pour le forcer à aller accomplir une besogne aussi lassante. Hmph. Non non, il n'était pas vexé, vous vous faites des idées... Mouais, personne n'y croira, vraiment.

Il soupira profondément en constatant qu'il n'était même pas au quart du travail qu'il avait à faire, même si il ne serait sûrement pas le seul à venir aujourd'hui, de ce qu'on lui avait dit. Au moins, ça lui ferait un peu de compagnie et le délivrerait peut-être de cet ennui mortel, si seulement si le futur le voulait. En astiquant une des grandes armures de chevalier qui se trouvait par là, le rouquin ne pu s'empêcher de se mettre sur la pointe des pieds. La curiosité était un très, très vilain défaut et Owen s'était toujours demandé ce qu'il y avait à l'intérieur de ces armures que certaines rumeurs disaient hantées. Alors maintenant qu'il avait la possibilité de regarder à l'intérieur, et puisque personne n'était encore là...
Sauf qu'évidemment, ce ne serait pas drôle si il n'arrivait pas un petit souci sur le chemin. Alors qu'il s'était penché, ses pieds s'éloignèrent un peu trop du centre de la chaise, le faisant ainsi dangereusement pencher vers l'arrière. Et patatra : tout s'écroula dès lors que le jeune sorcier avait fait l'ultime mouvement de trop. Naïvement, il s'était accroché à l'un des morceaux de l'armure, l'emmenant avec lui dans sa chute... Et en direction d'une pauvre adolescente qui se trouvait là au mauvais moment. Oups.

« Pas en-coooore ! »

C'est ce que ça commençait à devenir répétitif, mine de rien...

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Gail MacKenzie
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MessageSujet: Re: [Fin Janvier 1944] Zéro de conduite (Libre)   Ven 28 Oct - 19:44


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Zero de conduite



Gail baissa la tête de honte face au professeur qui lui faisait face. Elle venait de se faire gronder comme jamais on ne l'avait grondé. Effectivement, la jeune fille, en ce mois de Janvier, avait eu la fâcheuse tendance (à trois reprises en fait) à faire l'école buissonnière pour passer du temps avec son cousin adoré, Kenny. Cependant, ce n'était pas passé inaperçu, il fallait dire que lorsque la meilleure élève de quatrième année de Gryffondor n'était pas en classe, il y avait comme une sensation de manque. Et ça se voyait.

Mais voilà, Gail était bien trop habituée à être la chouchoute des professeurs et la première de la classe. Alors se retrouver en colle pour absentéisme, c'était la pire chose qui pouvait lui arriver !

Elle se fit sermonner une dernière fois puis le professeur lui indiqua de se rendre à la galerie des armures, qui avaient bien besoin d'un petit coup de chiffon. Alors la gamine, trainant des pieds, se rendit sur les lieux. Elle était en uniforme d'hiver, avec d'épais collants noirs, sa chemise blanche avec sa cravate sang et or et une veste noire avec l'insigne des Gryffondor, c'était sûr qu'elle allait se salir pendant ces longues heures. Son humeur s'effrondra un peu plus ... Dans un long soupir, elle arriva dans le long couloir froid de la galerie des armures.

BOUM.

Gail tomba à la renverse, se retrouvant couchée sur le sol, une vilaine douleur aux fesses. Face à elle, un garçon tout aussi roux qu'elle était affalé sur une énorme armure en acier qui était tombée aux pieds de la Cadette des MacKenzie. Elle se redressa assise, péniblement, remarquant alors la cravate vert et argent des Serpentard.

 - Ces deux heures de colle commencent vraiment bien ...

La rouquine soupira, tentant de se redresser, mais constata, avec un "aïe" assez aigu, que ses fesses étaient beaucoup trop douloureuses pour se lever de suite, elle décida de faire une petite pause. Elle tourna alors ses yeux vers le Serpentard, qu'elle avait déjà vu rapidement, mais auquel elle ne donnait pas de nom bien que son faciès lui rappelait quelqu'un qu'elle connaissait assez bien, mais qu'elle ne parvenait pas à apprécier ...

- Qu'est-ce que tu fais ici avec les armures ? T'as envie de me donner pour de travail c'est ça ?

Le ton de Gail était loin d'être agréable, il fallait dire qu'elle l'était relativement rarement, d'ailleurs, la gentillesse n'était pas sa qualité la plus reconnue, loin de là. Elle décrivit le garçon qui avait l'air encore plus empoté dans cette position. Elle lâcha un soupir en se frottant le bas du dos.
- Adrenalean 2016 pour Epicode.

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Owen R. Quinzel
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MessageSujet: Re: [Fin Janvier 1944] Zéro de conduite (Libre)   Mer 2 Nov - 20:44


Zéro de conduite
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Aïe. Franchement, on aura vu mieux comme comportement que le sien, à l'instant, et il est au courant. Sa curiosité lui aura une nouvelle coûté plus que ce qu'il n'aurait aimé, et il ne pouvait s'en prendre qu'à lui-même, au fond. Malgré la douleur que subissait son pauvre popotin, il cherchait toutefois du regard la jeune fille qu'il avait entraîné avec lui dans sa chute. Honteux et pas franchement fier, il s'essaya à un sourire maladroit. Évidemment, ça n'allait pas suffire pour se racheter et il en était conscient, mais Owen étant Owen, il ne pouvait pas s'en empêcher. C'était d'ailleurs peut-être en partie pour ça qu'il était si énervant, des fois.
L'exclamation de douleur qu'il entendit le fit grimacer et il jeta quelques coups d’œil inquiet à sa victime du jour (expression glauque, bonjour). Bon pour le coup, il n'était pas sûr que lui proposer de la soigner serait très bien accueilli, alors il la laisserait s'occuper de sa plaie toute seule. Comme le plus âgé s'y attendait, elle n'était pas particulièrement enthousiaste quant à ce qui venait de se passer. Owen n'allait pas la contredire, et il se contenta d'un air gêné, ne sachant pas ce qu'il était supposé dire hormis s'excuser. Sa question, posée sur un ton railleur, eut au moins le mérite de le sortir de ses pensées pour l'obliger à répondre.

« Ah, euh... Bah en fait, j'étais supposé les nettoyer, c'est un peu mon job. Je crois. Enfin on m'a dit qu'il y aurait d'autres personnes, donc je suppose que... Tu es là pour ça ? »

Donnez-lui une médaille d'intelligence pour la meilleure déduction du siècle, je vous prie... En tous cas, alors qu'il regardait les alentours pour constater avec assez peu de joie qu'ils allaient avoir un sacré travail à réaliser, il poussa un geignement fatigué. Non, peu importe comment il envisageait les choses, ils ne risquaient pas de trouver une solution aisée à ce problème, et c'en était forcément désespérant. Il massa sa nuque d'un air désolé, en baissant un peu le regard sous le coup de la honte. Dans les faits, une grande perche avec les yeux d'un chiot battu, c'est tout de suite ridicule.

« Enfin, je m'excuse sincèrement, je ne voulais pas, enfin... Tu vois, ce n'était pas vraiment mon but de te faire mal, hein. Euh, enfin je sais que ça ne serait le but de personne m-mais... ! »

Peu importe à quel point il essayait, il ne faisait que s'embrouiller dans ses propos. Même ses excuses ne ressemblaient plus à rien, et il n'était pas assez désillusionné pour ne pas s'en rendre compte. Il essaya donc de se relever et offrit timidement sa main à la cadette quand ce fut fait.

« … Bref. Alors euh, qu'est-ce que tu as fait pour finir ici... ? Tu veux de l'aide, aussi ? »

Crédibilité : zéro.

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Gail MacKenzie
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MessageSujet: Re: [Fin Janvier 1944] Zéro de conduite (Libre)   Lun 12 Déc - 17:10


ft. Owen R. Quinzel

Zero de conduite



Gail poussa un soupir bruyant lorsque le garçon lui demanda si elle était elle aussi là pour la tâche et malheureusement, c'était cela. Elle parvint enfin à s'asseoir, ramenant un de ses genoux contre son torse pour le masser doucement.

- Bien vu l'aveugle, je suis là pour les statues.

Puis le garçon commença à se confondre en excuses. Gail agita sa main devant le visage du garçon avec un "C'est bon." sans grande conviction et le regarda, tentant de remettre un nom sur son visage.
Il se redressa et la rouquine remarqua qu'il était vraiment grand comparé à elle, d'ailleurs, il tendait sa grande main dans sa direction pour l'aider à se relever. Elle prit sa main, sans aucun sourire cependant, et se hissa en se tenant le dos de sa main libre. En même temps, le garçon lui demandait la raison de sa colle. Accessoirement, il lui proposait aussi de l'aider à nettoyer, ce qui fit lâcher à Gail un nouveau soupir de dédain.

- Merci ... Et je pense que tu es obligé d'être là, donc que je le veuille ou non, tu devras m'aider. Ensuite .... Hmmm ... J'ai séché un cour. Un malheureux petit cour ... Si j'avais su, jamais je n'aurais été la premièrede la classe !

La jeune fille laissa échapper un grognement rageux en frappant son pied sur le sol. Ce qu'elle regretta immédiatement car la vive douleur de sa fesse se raviva et elle se mordit la lèvre pour ne pas rouspéter plus. Puis, lorsqu'elle rouvrit ses yeux, elle se souvint à qui lui faisait penser ce Serpentard. Elle le regarda, légèrement dédaigneuse :

- Tu serais pas le frère de Quinzel, en quatrième année ?

Lorsqu'elle avait prononcé le nom de famille, sa voix s'était douloureusement cassé, il fallait dire qu'Iris et elle n'était pas ... les meilleures amies du monde ? Elles étaient ce qu'on appelle communément : des rivales. Au grand damne de Gail qui s'imaginait être la meilleure quatrième année de toute l'école. Leur petite guerre durait depuis leur première année et ne semblait pas vouloir s'arrêter.
La gamine se dirigea vers un seau remplit d'eau et de savon et attrapa un vieux chiffon trempé et se mit devant une statue, commençant à nettoyer sa jambe avec une mine de dégoût.
- Adrenalean 2016 pour Epicode.

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Owen R. Quinzel
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MessageSujet: Re: [Fin Janvier 1944] Zéro de conduite (Libre)   Ven 16 Déc - 21:01


Zéro de conduite
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Vrai qu'on aurait pu le considérer comme un aveugle, vu les gaffes qu'il accumulait ces temps-ci. Il n'irait pas nier quand les faits étaient aussi élémentaires, et la comparaison, si elle aurait pu être insultante pour quelqu'un d'autre, le fit juste rire. Un peu gêné, il se massa la nuque sans trop savoir quoi dire hormis confirmer les propos de la plus jeune. Il était vrai que ces statues ne se nettoieraient pas toute seule, encore moins en considérant qu'il faudrait donc en rabibocher une sans la moindre forme de magie. Pas si effrayé que ça face à la montagne de travail qui les attendait, il retrouva vite son air gai, comme si rien de tout cela n'était arrivé. Son interlocutrice paraissait même avoir déjà oublié ce malheureux petit accident, alors il ne pouvait que s'en réjouir. Si ça trouve, ils pourraient même devenir amis, tiens ! ... Ouais, et les licornes font des cacas papillons.

« Ah, vrai que j'suis obligé en fait, j'oubliais ! Hehe. »

Rire stupide, évidemment, pour accompagner tout ça. Que voulez-vous, il n'était pas la personne la plus charismatique et intelligente au monde, après tout. Il aurait d'ailleurs peut-être fallu qu'il sorte de sa bulle un jour, mais c'est un tout autre sujet dont nous ne pourrons évidemment pas parler comme ça. Lui-même toujours du mal à comprendre pourquoi il avait été collé, c'est dire. Apparemment, la rousse avait juste séché un cours de son côté, ce qui n'était pas si grave que ça. Enfin, quand il comparait à son propre cas. Si il était aussi assidu, c'était surtout car il en profitait souvent pour faire tout et n'importe quoi en classe, en ne gardant qu'un oreille distraite à ce qui se passait pour pouvoir répondre aux questions lorsque ses professeurs l'interpellaient. Et puis, les rares fois où il oubliait tout simplement qu'il avait classe ne comptait pas. Encore plus si il s'agissait d'une élève modèle, selon ses dires. Il jugeait donc que la peine était un peu disproportionnée par rapport à la faute, mais il n'était une figure d'autorité, alors il ne pourrait rien objecter.
Il ne s'attendait toutefois pas du tout à ce qu'elle fasse référence à Iris, à vrai dire. Il mit quelques secondes à comprendre de qui l'on parlait, mais quand ce fut fait, son visage s'illumina d'un gigantesque sourire joyeux. Rien qu'entendre parler de sa petite sœur le mettait de bonne humeur ; elle faisait après tout sa fierté, quelque part. De par cela, il n'était même pas capable de saisir le sens du ton de son interlocutrice, alors que quelque chose ici aurait au moins dû retenir son attention.

« C'est ça ! Moi, c'est Owen. C'est ma petite sœur ! Elle est super-géniale, en plus. Vous êtes amies, alors ? »

La naïveté de cet enfant le perdra sûrement, mais là n'est pas la question. Alors qu'il s'excitait face à la possibilité de rencontrer une connaissance positive de sa cadette, sans se douter un seul instant que c'était loin d'être le cas, il s'était attelé à la reconstruction de l'armure tombée. Sans vraiment porter attention à ce qu'il faisait, il gardait son regard porté vers la gryffondor, souriant toujours comme l'imbécile heureux qu'il était et resterait.

« Et toi ? Enfin, ton nom, je veux dire, c'est quoi ? Si on doit rester ensemble pendant quelques heures, autant qu'on s'entende bien ! »

L'air niais et franchement mièvre, il ne cessa de se fixer sur la jeune fille que lorsqu'il réalisa qu'il avait posé une des jambes de la statue à la place de la tête de celle-ci, dont l'un des bras s'étaient retrouvé à la place de la jambe gauche. Digne d'un picasso, son « oeuvre » recréé le fit glousser malgré tout, comme si il n'avait pas conscience qu'il avait tout intérêt à la remettre en place correctement au lieu d'admirer sa créature de frankenstein comme si il avait accompli quelque chose d'extraordinaire.

« Hehe. Euh. J'crois pas que c'était comme ça, à la base... Tu as une idée de comment ça marche ? J'ai jamais été très doué en puzzles, en fait. »

Son ton est léger, désinvolte, comme si il n'était absolument pas en train de se ridiculiser devant quelqu'un d'autre. Mais de toute manière, il en aurait été inconscient. La tête de la statue posée dans ses mains, il plissa les yeux, l'air perplexe et quelque peu intrigué.

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Gail MacKenzie
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MessageSujet: Re: [Fin Janvier 1944] Zéro de conduite (Libre)   Ven 13 Jan - 9:36


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Les mots "petite soeur" soit Iris, et "super géniale" dans la même phrase donna la nausée à Gail. Si Iris était bien quelque chose, d'après elle, ce n'était certainement pas "super géniale", ce garçon semblait être en adoration devant sa petite soeur. Quelque chose qui les différenciait bien plus encore, étant donné que Gail n'éprouvait pour Fae, sa petite soeur, que de l'ennui.

Pour éviter tant soit peu qu'Owen se rende compte de son état d'esprit vis-à-vis d'Iris, la rouquine continuait de frotter avec minutie l'armure sur laquelle elle travaillait depuis quelques minutes déjà. Elle se mit sur la pointe des pieds pour essuyer les épaulières en acier et ne se retourna pas pour lui répondre quand il lui posa une question.

- Je m'appelle Gail MacKenzie.

Plus il parlait, plus Gail trouvait ce garçon naïf et bruyant, imaginant la fin de cet après midi comme une réelle torture pour elle. Cependant, Owen parvint à détendre l'atmosphère, mais surtout la jeune fille.

Lorsqu'il parla à nouveau, c'était pour lui demander comment reconstruire l'armure, désirant son avis sur sa reconstruction. Quand elle se retourna, Gail lâchant un rire léger. Puis ne put se retenir et éclata de rire, ce qui était extrêmement rare chez Gail. D'ailleurs, les seules personnes qui la faisaient rire étaient son frère aîné, Samuel, et son cousin Kentigern. Et l'allure de Owen ne fit qu'accentuer son rire. Il avait l'air tellement sérieux, il en était presque attachant, sentiment assez étrange que venait de ressentir la jeune fille. Elle lâcha alors le chiffon, essuyant une larme sur le coin de son oeil et tenta de se calmer. Elle attrapa la tête et la posa par terre.

- Bon, allez on recommence à zéro. Tiens aide moi, on va la déconstruire et la refaire.

Sa voix était bien plus détendue, elle riait d'ailleurs encore un peu. Avec l'aide du garçon elle posa l'armure sur le sol et s'appliqua à retirer les bras, le buste et les jambes.

- Remettons chaque membre à sa place maintenant.

Gail attrapa la tête et la mit devant eux. Elle ne tirait plus une tête de six pieds de long mais affichait un sourire sincère et amusé. Finalement, ça allait peut-être être une bonne après midi ?
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Owen R. Quinzel
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MessageSujet: Re: [Fin Janvier 1944] Zéro de conduite (Libre)   Dim 15 Jan - 21:37


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Sa partenaire de colle du jour s'appelait donc Gail. N'ayant pas souvenir d'avoir entendu son nom autre part, il se contenta d'un bref sourire niais, comme à chaque fois qu'il faisait connaissance avec quelqu'un de nouveau. Tant mieux, en un sens, si il s'entendaient bien. Déjà qu'Owen n'était pas un grand fan du fait de ne pas s'entendre avec certaines personnes, alors si en plus il avait dû passer la journée avec quelqu'un qui voulait planter sa tête décapitée sur une lance... Disons que l'ambiance n'aurait pas été au rendez-vous, et c'était quelque chose qui aurait été au moins un peu embêtant. Du moins pour Owen, vu sa niaiserie incommensurable.
Néanmoins, elle semblait rire de sa gaucherie, ce qui ne le vexait pas du tout, bien au contraire. Il en gloussa lui-même, presque fier de sa bêtise qui avait au moins le mérite d'être divertissante. En tous cas, effectivement, il allait falloir défaire la statue pour pouvoir la remettre dans son état d'origine, ce qui s'annonçait plutôt compliquée. Mais bon.

Il s'appliqua donc à la tâche, manquant d'un peu d'assurance malgré tout. Sa mémoire visuelle était plutôt bonne, mais quand il s'agissait de suivre un raisonnement logique, cela devenait légèrement plus compliqué. Il avait toujours eu plus de facilité à visualiser, après tout, mais ici ce n'était pas vraiment ce qui comptait. Toutefois, après plusieurs très longues minutes assez désespérantes au vu des efforts réalisés, la statue fut finalement plus ou moins remise en forme. Plus ou moins, car puisqu'il ne pouvait pas s'en empêcher, il avait gardé la tête dans ses mains. Une lueur malicieuse commença à naître dans son regard alors que son sourire s'agrandissait. Aussi puérilement qu'un enfant de cinq ans, il entreprit donc d'enfiler le heaume de l'armure sur sa tête, et prit la voix la plus grandiloquente et théâtrale qu'il pouvait utiliser. Il fit une semi-courbette en direction de Gail, retenant difficilement quelques pouffements.

« Et voilà, ma bonne dame ! Maintenant, auriez-vous la grande bénévolence de m'aider à pourfendre la poussière qui règne en ces lieux avant la fin de la jour—née-... ? »

Il n'eut pas le temps de continuer son petit numéro, puisque des bruits métalliques résonnèrent et attirèrent son attention. Confus, il fronça les sourcils et tourna la tête en direction de la source du bruit. Rien, pourtant, ne paraissait sortir de l'ordinaire. Du moins à première vue. Sa voix se fit d'un coup un peu plus hésitante. Il plissa les yeux, les épaules légèrement relevées.

« J'imagine des choses, mais... C'est moi, où la statue qui est là-bas a bougé ? »

Le doute était permis, après tout, mais... Il était persuadé que l'armure qu'il fixait de loin n'était pas exactement à la même position que tout à l'heure. Située tout au fond du couloir, en plein milieu du mur, l'armure de chevalier tenait de ses deux mains une épée pointée vers le plafond. Etant donné qu'Owen n'arrivait pas à la voir parfaitement, il entreprit de retirer le heaume qu'il avait mis sur sa tête mais fut forcé, au bout de plusieurs secondes d'essais improductifs, de se rendre compte qu'il n'était pas capable de le faire. Sa bouche s'ouvrit brièvement en un 'o' de surprise, sans qu'il ne paraisse si bouleversé que ça.

« … Ah. Et ça, ça ne veut pas s'enlever, par contre. Magnifique. »

Il aurait dû s'inquiéter ne serait-ce qu'un peu, mais il fallait croire qu'il n'en était pas vraiment capable, pour le moment. Du moins c'était ce que son ton plat et vaguement désintéressé ne niait pas.

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Gail MacKenzie
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MessageSujet: Re: [Fin Janvier 1944] Zéro de conduite (Libre)   Lun 10 Avr - 12:21


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Gail venait de mettre en place le bras gauche de l'armure quand elle se retourna vers la voie d'Owen, légèrement modifiée. Elle éclata de rire quand elle le vit lui faire une courbette, la heaume du chevalier sur sa tête, lui demandant de l'aider à continuer de faire le ménage avec lui. Soudain, il s'arrêta, et Gail aussi. Des cliquetis de métal raisonnait dans la pièce. Elle suivit le regard de son ami d'infortune. De toute évidence, il avait vu quelque chose. Lorsqu'il lui indiqua la statut elle s'en approcha légèrement, voulant confirmer ses propos. Son coeur battait cependant la chamade, elle n'était pas rassurée sur ce coup. Mais elle fut arrêtée par la constatation d'Owen : il était coincé avec la heaume sur la tête. Aussitôt Gail décida d'aller l'aider, avec un soupir rassuré, elle était contente de ne pas se rapprocher plus de la statut.

La rouquine se mit face au Serpentard, relevant la tête pour le regarder, et se gratta le menton.

- Bon, va falloir qu'on te libère, assied toi sur le sol, que je sois à bonne hauteur, histoire de mieux te voir.

Une fois qu'il se fut exécuté, elle plaça ses mains sur le casque en métal et tenta de l'arracher, avec le maximum de douceur dont elle pouvait faire preuve, en vain. La seule chose qui bougeait, c'était Owen qui tentait surement de résister à la pression qu'elle exerçait sur sa tête et ses épaules. La gamine plaça ses poings sur ses hanches en réfléchissant.

Soudain, elle leva un doigt victorieux en l'air en souriant.

- J'ai une idée ! Bon, il va falloir que tu fasses attention, ça risque d'être un peu lourd, donc prépare toi. Tu as confiance ?

Gail regarda Owen, attendant sa réponse avant de tenter quoi que ce soit sur le garçon !
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