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 (Janvier 1944) Suivre la cadence |feat. mademoiselle Anew|

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MessageSujet: (Janvier 1944) Suivre la cadence |feat. mademoiselle Anew|   Mer 21 Déc - 0:51

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Les rayons argentés de la lune éclaboussent sa couverture, le couvrant des ombres et des crevasses des sommeils agités. Il roule dans un énième soupir, ses traits froncés par l’influence silencieuse et sournoise de songes cruels. La nuit, il se revoit à quelques pas de la rivière, il se voit penché sur le corps tuméfié d’une enfant, et lorsqu’il lève les mains elles ne sont plus que sang. Dans le cours d’eau qui s’écoule, sale et indifférent, il devine les visages de tant de ses proches qu’il a pu décevoir et qui marmonnent son nom dans l’obscurité. Il se débat sans un cri, prisonnier de son sommeil, et s’éveille dans un hoquet douloureux comme on émerge des eaux poisseuses du fleuve où on se noyait quelques instants auparavant. Alors qu’il se redresse, Patronus, à ses côtés, en fait de même dans un grognement inquiet. La main de Wilson trouve aussi la tête de son chien, le cœur aux battements désordonnés. Toujours, la présence de son ami canin pour lui apporter une source de réconfort immuable. L’homme n’hésite pas un seul instant à l’orée de son lit, s’en sépare avec un dégoût teinté de peur. Des mois déjà que les cauchemars le torturent, éclaircissant ses nuits et ajoutant à ses doutes quotidiens. Déterminé, il enfile des vêtements propres et remet ses lunettes en place contre son nez avant de faire signe au boxer terrier qui comprend aussitôt. Ces sorties nocturnes sont devenues pour l’un et l’autre telle une vieille habitude.

Sitôt sorti parmi la fraîcheur de janvier que son esprit s’apaise. Il cesse presque aussitôt de penser à son boulot, à ses frères, à sa solitude et à ses autres angoisses ponctuelles. Les pas de Patronus claquent contre le bitume alors qu’ils déambulent tous les deux, deux ombres dans les rues de Londres, à suivre leur propre chemin. Wilson avance sans savoir que chercher, peut-être dans une tentative de fuir ce à quoi il ne peut réellement échapper. Au-dessus de sa tête, la lumière pâle des réverbères oscille doucement. Pas un son. Il s’échappe du ciel quelques flocons qui fondent sitôt le sol rencontré. La quiétude. Le jeune homme soupire, un sourire envahissant progressivement ses traits. La nuit, après les cauchemars, il la retrouve toujours cette vieille amie et complice. Il goûte avec délice au silence et au froid. Il aime bien se sentir seul au monde, comme si le monde s’était arrêté le temps de quelques heures de repos mérité. Pourtant, quelque part, il entend des pas. Aussitôt, la magie se brise et, tous les sens en alerte, il s’arrête. Patronus émet un jappement rapidement réprimé par son maître qui le gronde d’un regard. Sa main a trouvé sa baguette dans son veston qu’il tire par prudence. Qui ose s’aventurer parmi les ténèbres par une nuit si froide si ce n’est un des représentants de la mort elle-même?

Le regard de Wilson se fait méfiant alors qu’il reprend son chemin, en direction d’où proviennent les bruits. Au détour d’une ruelle, il tombe nez à nez avec une silhouette indistincte. Un cri de surprise lui échappe et il échappe sa baguette sur la chaussée humide, se penchant aussi vite pour la ramasser. En se redressant, il remarque son erreur et s’empresse de ranger l’objet dans son veston en rougissant. Devant lui se tient une jeune femme aussi blonde que les blés à l’air docile. Aucune raison de s’inquiéter donc. Gêné de sa paranoïa, le policier se gratte l’arrière de la nuque.

«Pardon, je… vous… m’avez fait peur.»

Patronus s’est remis à japper à ses pieds, tirant sur sa laisse pour rejoindre la nouvelle venue dont il vient sentir les bottes. Pour sa part, Wilson scrute la demoiselle dans une tentative de deviner ce qu’elle peut bien fabriquer si tard dans les rues de capitale, sans se douter qu’il frôle l’indiscrétion.

«Vous êtes dehors tardivement, mademoiselle. Tout va bien?»

Une petite voix lui rappelle qu’il ne porte pas son habituel uniforme de policier et donc que la question peut paraître un peu indiscrète. Décidément, il accumule les erreurs.

«Hum, réflexe de policier, excusez-moi. Je ne voulais pas me montrer indiscret.»

Wilson espère que l’obscurité viendra dissimuler les rougeurs qui viennent couvrir son visage.
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MessageSujet: Re: (Janvier 1944) Suivre la cadence |feat. mademoiselle Anew|   Dim 25 Déc - 20:44

Ma journée s’achève tranquillement, mais néanmoins tardivement. En effet, quand je sors de Saint Mangouste, la nuit est déjà bien installée et je ressers machinalement mon manteau sur moi, pressée de rentrer à la maison. Les nuits de janvier sont froides, l’hiver étant bien présent. Soufflant un nuage de fumée, je me mets en route, mon hermine dans mon cou au plus près de ma peau pour qu’elle soit elle aussi au chaud.
Mais ce qui me réjouit, c’est que bientôt je ne ferais plus ces horaires à rallonge, ayant obtenu ma mutation comme urgentiste, maintenant il ne manque plus qu’elle soit mise en place, ce qui ne saurais tarder. Mais en attendant je rentre dans la nuit noire, et par les temps qui court ce n’est pas le plus sécurisant. Et mon sursaut en entendant un chien aboyer plus loin montre bien que je ne suis pas sereine du tout de rentrer seule. Accélérant le pas, je suis à la limite de courir quand, au détour d’une ruelle, je vois apparaitre devant moi une forme menaçante. Un cri de surprise m’échappe en la voyant et je m’écarte, tentant de mettre au maximum de la distance entre elle et moi.
Après quelques secondes, je me détend, voyant qu’il ne s’agit que d’un homme accompagner de son chien, un homme qui s’excuse car je lui ai fais peur. Un petit rire nerveux m’échappe tandis que je l’observe.

« Vous n’êtes pas le seul, moi aussi j’ai eu peur »

Observant son chien me sentir les bottes, je souris en sentant mon écharpe vivante se tendre et montrer les crocs. Elle n’apprécie pas que la bête s’intéresse à moi alors que son maitre la réveillé de son somme en me faisant crier de surprise. Portant ma main sur sa tête, je la caresse pour la calmer tout en regardant l’homme.

« Oui tout vas bien, je rentre du travail, je suis médicomage à St Mangouste Monsieur. Mais je peux vous retourner la question »

Tout en lui souriant, je hoche la tête en entendant qu’il est policier. Je m’en doutais un peu avec ses suspicions et sa question. Mais je ne vais pas le relever pour ne pas trop l’embarrasser, du moins pas le faire plus qu’il ne l’est déjà.

« Par contre si cela ne vous dérange pas, je vous propose de reprendre notre marche car il fais froid quand on est à l’arrêt »

Le regardant, je me mis en marche pour me réchauffer.

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MessageSujet: Re: (Janvier 1944) Suivre la cadence |feat. mademoiselle Anew|   Sam 31 Déc - 21:39

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Sitôt ses soupçons écartés que Wilson retrouve sa timidité naturelle. Maladroit auprès du genre féminin, il se sent rougir d’autant plus qu’il réalise la mademoiselle plutôt jolie. Par une sorte de machisme involontaire, il repousse l’hypothèse qu’elle pourrait être une admiratrice des forces ténébreuses œuvrant au sein de la capitale. Une dame d’apparence si douce et élégante n’aurait l’audace de se laisser emporter par les promesses creuses et méprisantes de Grindelwald n’est-ce pas? Sa mollesse face au regard azuré de la sorcière lui faisant face ne possède aucune excuse, mais heureusement pour le jeune homme et sa terrible naïveté, il n’y a véritablement aucune raison de la croire coupable. Sans son rempart professionnel, le policier se sent particulièrement démuni et maladroit lors de cette rencontre hasardeuse dans les rues de Londres. Il se complaisait parfaitement dans sa solitude, accompagné de seul son fidèle Patronus. Les derniers événements composant sa vie l’auront rendu quelque peu craintif face aux autres sorciers, peut-être un peu plus renfermé et méfiant qu’il ne l’était à une époque. Face à la médicomage il sent ses tendances naturelles reparaître toutefois, et sa sympathie habituelle l’emporter sur ses constantes terreurs de se trouver face à face avec un représentant des forces magiques obscures… et peut-être même le serpent ayant su recruter ses frères, les hommes les plus droits et les plus estimables à l’opinion du blondin. Sa souffrance de les avoir perdus, bien que silencieuse, influence ses gestes et jugements, fardeau quotidien dont il ne réalise pas pleinement le poids.

Sa surprise est entière en voyant l’écharpe de la jeune femme s’animer d’une vie lui étant propre. Dans un grondement farouche, la bête (une hermine drapée de blanc pour l’hiver) témoigne de son mécontentement envers le chien qui tourne autour de sa maîtresse. Patronus s’excite d’autant plus de découvrir la chose juchée contre ses épaules et se remet à japper malgré ses efforts pour se contenir. Wilson s’empresse de le siffler pour le rappeler à l’ordre. Parfaitement entraîné, le boxer s’assoit contre ses pattes arrières, la langue pendante et les yeux naïfs rivés vers son maître qui soupire, attendri malgré lui. Monsieur Callaham s’apprête d’ailleurs à lui répondre quand la blonde propose de reprendre leur marche afin de se réchauffer. Vrai que le temps se fait frisquet, mais le ciel couvert par d’épais nuages de neige empêche les températures de dégringoler davantage. Le policier se sent bien, même s’il doit s’avouer heureux d’avoir pensé à une écharpe. Il lui fait signe de reprendre sa route et lui emboîte le pas, guilleret de partager une part de son royaume, la nuit, avec elle.

«Monsieur… Callaham. Wilson Callaham, enchanté mademoiselle.»

Il lui tend la main, incapable de contenir sa joie. Ainsi Wilson oscille entre la peine incommensurable et les tourments, et l’enthousiasme habituellement réservé à la marmaille.

«Pour répondre à votre question, je suis souvent en proie d’insomnies. Tant qu’à rouler des heures durant dans mon lit, je préfère autant profiter de la quiétude de la nuit. Je ne m’attendais pas à y faire une rencontre néanmoins.»

Il rigole doucement, levant un regard admiratif sur la neige qui s’écoule du ciel en flocons épais qui forment rapidement un duvet contre ses cheveux et ses épaules. Un nuage de vapeur s’échappe de ses lèvres entrouvertes à chaque pas.

«Vous êtes donc médicomage à Sainte-Mangouste? C’est un beau métier… guérir les malades, rendre la santé et l’espoir aux gens… Tout à votre honneur.»

De par sa santé hardie, Wilson ne fut jamais sollicité à se rendre à l’hôpital des sorciers, hormis pour la naissance de ses neveux et nièces. Néanmoins ces rares instants ont suffi pour lui faire gagner l’estime des médecins et infirmiers là-bas. Le blond suit la jeune femme sans se soucier de leur direction. Il n’a pas l’intention de rentrer tout de suite de toute façon. Il n’est pas pressé de retourner à ses cauchemars.
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MessageSujet: Re: (Janvier 1944) Suivre la cadence |feat. mademoiselle Anew|   Ven 27 Jan - 14:42

Alors que j'observe le chien aboyer à mes pieds, ne semblant pas se calmer, son maitre le rappelle à l'ordre et l'animal se rassoit, comme si de rien n'était. Signe que son maître est un homme bien. Souvent les animaux sont le reflet de l’âme de leur maitre et celui ci m'a l'air heureux et surtout obéissant. Mais je ne poursuis pas plus loin mon investigation car nous nous remettons en route pour ne pas attraper trop froid. Et mon compagnon noctambule semble bien joyeux, enfantin même. Mais cela m'attendris plus qu'autre chose dans le contexte actuel donc je ne dis rien, me contentant de lui serrer avec plaisir la main quand il se présente.

- De même. Anew, Cadence Anew.

Mais tandis que nous marchons et que je l'écoute, je me stoppe net en entendant la raison de pourquoi il erre dans les rues la nuit, l'insomnie. Je ne peut pas empêcher mon côté médicomage reprendre le dessus.

- Mais pourquoi avez vous ça, depuis quand, comment c'est arrivé. Et puis surtout, pourquoi n'avez vous pas consulté avant, cela peut nuire dans votre vie quotidienne. Ce n'est pas raisonnable ça Monsieur Callaham. Bon là il est trop tard, mais je veut vous voir demain à la première heure à Sainte Mangouste, il est hors de questions que vous restiez avec ces insomnies alors que cela vous met en danger dans votre métier. Vous ne pouvez pas continuer ainsi. Ordre de médicomage.

Je le regardais, on ne peut plus sérieuse avant de reprendre notre route, me contentant de hocher la tête quand il parle du métier du médicomage. En fait ce n'est pas de colère que je ne lui parle pas, c'est que je rumine mes mots. J'y suis aller peut être un peu fort mais il faut me comprendre. Il est agent de police, donc potentiellement sur le terrain, mais à côté il ne dors pas correctement. Donc il n'a pas tout le repos qui lui est nécessaire et un jour cela lui jouera des tours. Lâchant un léger soupir, je reprend la parole.

- Excusez moi pour tout à l'heure mais il faut comprendre. Je ne suis pas médicomage pour rien, je m'inquiète pour les autres. Vous me pardonnez ?

Je lui lâche un léger sourire contrit.

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MessageSujet: Re: (Janvier 1944) Suivre la cadence |feat. mademoiselle Anew|   Jeu 23 Fév - 22:38

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Lentement, ses doutes et démons se dissipent, un temps du moins, vers les profondeurs de son âme. Quelque chose en l’étrangère lui procure une doucereuse sensation de légèreté dont il profite dans un sourire timide mais affable. Un peu de compagnie devait être exactement ce dont il avait besoin pour éloigner ses cauchemars l’ayant tiré du lit. Avec une femme à ses côtés, assidue et attentionnée, il parviendrait peut-être à trouver la paix nécessaire pour se replonger dans des songes plus tranquilles. Néanmoins son parcours amoureux, à l’instar de bien des domaines de sa vie, s’est parsemé d’embûches. Il doit affronter ce monde seul, une situation qui ne lui pèse que lorsqu’elle est renversée. Il se sent seul auprès de Cadence à réaliser que cet entretient empreint de candeur au milieu de la nuit se verra interrompu sitôt la demoiselle rentrée à bon port et en sécurité. Wilson a besoin des autres, plus qu’il n’aimerait en témoigner, plus qu’il n’aimerait se l’avouer. Sa timidité naturelle et son horaire chargé ne lui permettent pas exactement d’effectuer des rencontres amicales comme celles-ci, ou peut-être s’en préserve-t-il encore un peu. Il n’a pas toujours été aussi fermé (même si en apparence on ne pourrait le soupçonner), mais de trop nombreuses blessures l’auront poussé à se surmener au travail et à éviter inconsciemment le contact des autres. Une position bien paradoxale et parfois douloureuse.

La présence de la jeune femme lui est agréable cependant. Mademoiselle Anew lui rappelle un peu Margaret, ou du moins son esprit maternel qui le sermonne gentiment de ne pas consulter pour sa problématique qui le suit effectivement depuis longtemps. Quelque peu embarrassé, il se gratte l’arrière de la tête en haussant les épaules. Se dessine contre ses lèvres un sourire amusé et attendri. Voilà exactement ce qu’il tentait de lui dire tout à l’heure. Il a énormément d’admiration pour ceux qui placent sans cesse l’autre devant eux, au-devant de leurs intérêts. Wilson ne réalise pas être de la même trempe, bien que son métier soit différent. Quelque part, il en vient à soupçonner que la jeune femme ne soit mère, d’ailleurs il n’a aucun doute qu’elle puisse être mariée et heureuse matriarche de la maison. Il se dégage d’elle une sorte de puissance tranquille, mais aussi une bonté qui finissent de dissiper les dernières réticences du policier à son endroit. Elle ne pourrait pas être une partisane des forces obscures, il s’en convainc immédiatement. La naïveté lui sied si bien, aussi bien ne pas le désillusionner avec son manque total de preuves et son jugement hâtif de caractère.

«B-bien sûr que je vous pardonne, madame Anew. Vous avez toutes les qualités requises pour votre métier à ce que je vois. Mais ne vous inquiétez pas pour ma condition, il ne s’agit que d’une problématique banale qui n’affecte pas beaucoup ma pratique. J’ai besoin de peu de sommeil.»

Wilson lui sourit afin de la rassurer. Maintenant qu’ils se sont mis en marche, Patronus les suit avec une incroyable docilité, le bruit de sa médaille perce le silence alors qu’ils progressent dans les rues de Londres.

«Je ne crois pas avoir besoin de consulter… À moins que c’était votre manière de chercher à me revoir?»

Monsieur Callaham pose la question avec une telle candeur qu’il ne réalise pas tout de suite que ses paroles pourraient être interprétées telles une technique quelconque de séduction. Il rougit avant de se reprendre, maladroit :

«Euh-euhm p-parce qu’il s’agit d’une rencontre tout à fait agréable, vous avez l’air d’une jeune femme tout à fait… adéquate… et enfin… ne prenez pas ma question de travers, je vous assure n’avoir aucune intention.»

Sauf qu’à se justifier, Wilson ne paraît que plus coupable, ce qui multiplie ses rougeurs.

«Pardon… j’espère ne pas vous avoir froissée… je suis maladroit parfois…»

Il rit pour se détendre, ce qui ne fonctionne qu’à moitié..
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MessageSujet: Re: (Janvier 1944) Suivre la cadence |feat. mademoiselle Anew|   Sam 4 Mar - 8:28

Je le regarde se gratter la tête, un peu rassuré. Bon, il ne culpabilise pas, et je ne le souhaitait pas, mais il avait conscience que ce n'était pas la meilleure des manières d'aborder son travail. Quand on est fatigué, on est moins productif. Enfin j'espérais qu'il avait conscience de ça. Mais cela ne changeais pas mon ordre, je voulais le revoir le lendemain. Et je ne me gênais pas de le dire, même s'il cherchait à me rassurer.

- Je vous remercie de votre pardon mais je ne change pas d'avis, je veut vous voir demain à la première heure. C'est non négociable.

Le silence ne tarda pas à s'installer tandis que nous marchions, silence entrecoupé de tintement du à la médaille du chien qui marchais sur nos pas.
Soudainement mon compagnon de marche nocturne repris la parole pour signaler qu'il n'avais pas besoin de consulter. Sauf si ce n'était qu'un prétexte pour le revoir. A t'il conscience du double sens de sa phrase ? On dirait vu qu'il ne tarde pas à chercher à s'excuser de ses paroles, s’enfonçant un peu plus à chaque fois. Pauvre homme. Et le voilà qu'il se met à rougir en s'excusant. Je ne peut décemment pas le laisser dans cet état et je reprend la parole pour le rassurer.

- Non vous ne m'avez pas froissé, tout vas bien donc arrêtez donc de rougir. C'est vrai que votre phrase pouvait sous entendre quelque chose mais ce n'est pas grave. Sachez en tout cas que si je souhaitait vous revoir, je vous aurait proposé une promenade et non pas nous retrouvez sur mon lieu de travail. Mais je maintiens, vous venez demain ou je me fache. Vous ne voudriez pas que je me fâche, si ?


J'arquais un sourcil, jouant sur sa corde sensible, l'assumant sans condition. Si cela le faisait venir, je ne le regretterais pas, c'était pour sa santé.

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MessageSujet: Re: (Janvier 1944) Suivre la cadence |feat. mademoiselle Anew|   Lun 6 Mar - 0:48

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L’insistance dont fait preuve la médicomage le rend progressivement mal à l’aise. Wilson a pris pour vilaine habitude de prendre soin des autres plutôt que de sa personne, et parvient à se négliger plus souvent qu’autrement. Ces dernières années, teintées de tragédie pour lui et sa famille, auront surtout été occupées à atténuer la détresse de sa belle-sœur Margaret et de ses neveux. Il se sera imposé un rythme de vie exigent afin de venir en aide financièrement et moralement à sa deuxième famille, en quelque sorte, là où Alastair, son frère, aura laissé tomber. Néanmoins il dit vrai en se disant capable de tolérer ses insomnies. Elles font partie de lui désormais, et il se sent un peu inconfortable maintenant d’en avoir parlé. Cette ouverture, si minime soit-elle, sur les véritables raisons de sa détresse, lui paraît trop grande désormais et il s’enferme dans un certain mutisme contrit. Trop docile pour refuser l’expertise de sa vis-à-vis, il hoche la tête, lointain déjà. À réfléchir à une façon, demain, de la convaincre de ne pas le traiter pour un mal qui n’est que psychologique. Que peut-elle contre un cœur blessé, meurtri par la trahison de trois frères succombés aux ténèbres? Son humeur s’assombrit à nouveau, d’autant plus qu’il est quelque peu déçu (même s’il ne l’avouerait pas), de la façon dont la jeune femme aura réfuté son hypothèse. Peut-être cherchait-il une amie alors, il a plutôt trouvé une protectrice. Une position qui le rend quelque peu méfiant.

Il a appris à se débrouiller par lui-même si longtemps, que l’attention méticuleuse de la médecin lui fait bien étrange. Il sourit, forcé, en se grattant la tête, en cherchant ses mots. Son malaise paraît parmi son silence, qu’il se décide enfin de briser, en bousculant certaines syllabes.

«Pardon madame Anew, je n’ai pas exactement l’habitude de… me faire réprimander pour des raisons de santé. J’ai plutôt l’habitude de m’occuper de moi-même… J’imagine qu’une petite visite à Sainte-Mangouste ne me ferait pas de mal. À être policier nous jouons peut-être un peu trop aux héros.»

Son ton est plus sombre, moins accessible, mais il tente déjà de corriger le tir et de sourire à nouveau. Il ne compte pas se laisser démonter par ses mauvais souvenirs, même si ceux-ci dansent encore dans son regard fatigué. Parfois, il parvient à croire qu’il mérite ces cauchemars, qu’il mérite de souffrir pour les déboires de sa famille. N’est-il pas le bâtard qui n’a pas su ramener ses frères à lui?

«Très bien, je me présenterai demain sans faute alors, à condition bien sûr que vous soyez celle qui me traite alors. J’ai confiance en vous.»

Wilson tente un nouveau sourire afin de détendre l’atmosphère, mais dans le bleu fragile de ses yeux, la tristesse se fait toujours sentir. Peut-être est-il, aussi, réellement fatigué. Parmi son orgueil, il parvient difficilement à l’avouer, se surmenant sans cesse et en proie de ses insomnies et terreurs nocturnes… Au final, peut-être madame Anew a-t-elle raison.
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MessageSujet: Re: (Janvier 1944) Suivre la cadence |feat. mademoiselle Anew|   Sam 25 Mar - 21:52

Je vis bien que cela le gênait et je le regrettais déjà. J'avais peut être poussé le bouchon un peu trop loin avec mon désir de surprotection. A tel point qu'un froid s'installa entre nous qu'il brisa en acceptant ma proposition. Je crois bien que je me suis retenue de sautiller partout pour lui montrer ma joie. Par contre je ne pus me retenir de l'embrasser sur la joue tout en riant

- Ne vous inquietez pas. Vous pourrez piquer une crise ou tout ce que vous voulez pour que ce soit moi. Je vous remercie de votre confiance.


Tout en souriant à nouveau, je me remis en marche en sautillant

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MessageSujet: Re: (Janvier 1944) Suivre la cadence |feat. mademoiselle Anew|   Mar 25 Avr - 23:20

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Piquer une crise? Il n’en est guère le genre de Wilson. Au contraire, il s’agit plutôt du singulier personnage d’une histoire, celui qui se terre dans l’ombre du héros en espérant attirant le moins d’attention possible sur lui. Il apprécie néanmoins celle de l’infirmière malgré le léger malaise qu’il ressent toujours face à son insistance. La position d’aidé ne lui sied guère, lui prompt à servir plutôt que le contraire. Au moins, l’homme a la présence d’esprit de réaliser le bien-fondé derrière celle-ci et la candeur réelle derrière les intentions de la jeune femme. Ces derniers mois, tendus, l’auront laissé plus méfiant qu’à son habitude. Conscient de la chose, le policier se détend enfin pour simplement profiter l’instant présent, celui partagé auprès d’une nouvelle connaissance. La perspective de visiter l’hôpital lui déplaît toujours autant, mais il aura peut-être l’occasion d’enquêter au sujet de ses frères pendant qu’il y est. Sait-on jamais. Cette idée le rassure un peu, lui donne une raison de réagir plus positivement à la chose. Puis, il s’agira de l’occasion rêvée pour revoir sa partenaire de marche nocturne occasionnelle. Il se dégage réellement d’elle quelque chose de bon et de rassurant, un vent de fraîcheur dans la nuit pleine de cauchemars de Wilson.

Le blondin rougit néanmoins fortement devant le bisou distribué gratuitement à sa joue. Le monsieur fond un peu devant la montée soudaine d’affection de la jolie jeune femme, se frottant la joue d’un air embarrassé. Il se râcle la gorge, ne sachant que dire et un peu confus par cette démonstration inattendue. De toute évidence, Cadence fait partie de ces gens un peu originaux, différents, de ceux que Wilson apprécie, aussi gêné soit-il.

«Hum…» il toussote avant de poursuivre maladroitement. «J’insisterai, oui. Après tout, je peux avoir confiance en vous, et ce n’est pas quelque chose que j’offre facilement de par les temps qui courent.»

Si les mots de Wilson sont sombres, il sourit, bien plus détendu. La neige a formé une couche contre ses cheveux et son manteau. Pour ce qui est de Patronus, il est bien plus calme, à l’image de son maître. Suivant le trottoir enneigé, il lève son museau vers le ciel, ses petits yeux noirs émerveillés par la vision de cette neige nocturne.

«Dans tous les cas, vous pourrez au moins vous dire que vous m’avez fait sentir mieux. Je ne pense plus du tout à mes cauchemars désormais. Vous avez du talent madame Anew. Trouvez-vous difficile de travailler de nuit ainsi? Personnellement je préfère presque. C’est tranquille.»
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MessageSujet: Re: (Janvier 1944) Suivre la cadence |feat. mademoiselle Anew|   Dim 30 Avr - 8:17

Je regardais la neige en marchant, l'observant tomber. Ma petite hermine était caché dans mon cou, bien à l'abri de la fraicheur et je portait ma main à sa petite tête pour la caresser tout en reprenant la parole pour mon interlocuteur.

-J'apprécie que vous me fassiez confiance et tacherais de m'en montrer digne. Mais votre meilleur compliment que vous pouviez me faire, vous venez de le dire. Je suis infiniment heureuse si ma compagnie vous aide à vous sentir mieux et vous fait oublier vos cauchemars.


Mes joues rosirent en adéquation avec ce que je vais de dire avant de reprendre la parole sur la dernière partie de ses paroles.

- Non je ne trouve pas cela difficile. Mais d'ici peu de temps, je vais changer et ne travailler que de jour, pour pouvoir passer du temps avec mon enfant. Je ne la voit que peu, elle voit surtout sa nourrice et donc j'aimerais changer un peu ça, être une bonne mère pour elle. Du moins essayer. Et vous, êtes vous marié ? Votre femme pourrait vous en vouloir de déambuler dans Londres avec une autre femme qu'elle.

Un petit sourire se dessina sur mes lèvres.

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MessageSujet: Re: (Janvier 1944) Suivre la cadence |feat. mademoiselle Anew|   Lun 1 Mai - 20:54

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Wilson sourit sincèrement cette fois. Le cœur bien plus léger, il a tôt fait de repousser ses idées noires et la sensation de culpabilité qui accompagne nécessairement le souvenir de ses frères. Plus tard, ces mages noirs reviendront le hanter, le faire basculer dans la détresse à nouveau. En cet instant, il profite simplement de l’accalmie, Cadence telle une nouvelle bouffée d’air frais après de longs mois de réclusion. Il se dégage d’elle une telle bonté que le jeune homme abandonne toutes ses réserves habituelles, redevient en quelque sorte l’enfant jadis qu’il était auparavant. Avant les déceptions, avant le mépris et la trahison. Combien il se sent revivre. De loin, ses tracas lui semblent amoindris, et il pense avec amertume qu’il s’est laissé aller un peu trop souvent ces temps-cis. À cet effet, le jeune Callaham prend exemple sur son père, qui lui a souvent répété qu’on ne trouve le bonheur que si on l’autorise à nous chercher en retour. Peut-être Wilson a-t-il fermé la porte un peu trop souvent ces temps-cis. Même s’ils ne se connaissent que de quelques mots, mademoiselle Anew prend soin de lui, s’intéresse à lui là où tant d’autres le sous-estiment ou le considèrent de haut. Cette gentillesse lui apporte un vent de fraîcheur et il rosit de plaisir à la perspective de lui avoir fait du bien de son compliment.

«Vous êtes trop bonne, madame Anew.»

Ces mots, il les a presque murmurés, touché de rencontrer quelqu’un telle qu’elle alors qu’il perdait progressivement confiance en ce monde. Visiblement ému, il baisse la tête en faisant mine de considérer son chien qui s’est fait bien silencieux à ses pieds, probablement un peu fatigué de cette marche nocturne inattendue. Wilson reporte son attention sur la jeune femme tandis qu’elle nomme changer d’horaire sous peu. La raison donnée fait ouvrir la bouche du policier, un peu abasourdie. Il aurait pu le jurer, pourtant il espérait… Quoi? Une femme comme celle-ci ne se rencontre pas tous les jours, mais de toute façon il n’aurait jamais eu le courage de franchir le pas, probablement. Elle restera ce rayon de soleil dans cette nuit où il aura erré dans les rues de Londres, un souvenir heureux qu’il ressortira, de temps en temps. Cadence est donc mère de famille et Wilson ne s’en surprend guère. Cette attitude aimante ne peut qu’appartenir à une mère. Il sourit, attendri, à imaginer sa progéniture. Sa fille a quel âge désormais? Le policier lui-même aimerait vivre ce plaisir un jour, celui de devenir père. Pour le moment, il se contente d’aimer ses neveux et nièces de façon inconditionnelle.

«Si une telle femme existait! Non, je ne suis pas marié. Un jour, peut-être, en aurai-je la chance.»

Une certaine tristesse se peint contre les lèvres du blondin. D’entre toutes les choses qu’il a pu envier à ses frères aînés, celle-là s’est avérée la plus difficile. Néanmoins qui voudrait de lui, se dit-il? Un physique banal, une personnalité docile… Il n’a pas le mystère d’Alastair ou le charme de Cameron. Sans se douter qu’il y a peut-être une âme généreuse pour distinguer ce grand cœur pur et affectueux qu’est le sien.

«Je suis ravi d’entendre que vous pourrez passer plus de temps auprès de votre fille. Quel âge a-t-elle maintenant? Prévoyez-vous avoir d’autres enfants avec votre époux? Pardonnez-moi l’indiscrétion… j’aime beaucoup les enfants. J’ai des neveux et nièces et… ils me comblent de bonheur.»

La joie s’affiche de nouveau sur les traits du jeune homme alors qu’il repense aux enfants de ses frères, particulièrement ceux de Margaret et d’Alastair qu’il aura presque adopté comme les siens.
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Cadence Anew
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MessageSujet: Re: (Janvier 1944) Suivre la cadence |feat. mademoiselle Anew|   Lun 1 Mai - 21:57

Comme je marchais, je ne vis pas sa stupeur sur son visage et ne me retournais vers lui que quand il parla d'Ophélie. Et mon état fut opposer au sien. Tandis qu'il souriait, moi je me rembrumait.

- Elle va sur ses 7 mois à présent. Et non je ne prévois pas d'avoir d'autre enfant avec mon époux car il est mort sur le champ de bataille. C'était un Moldu. Il ne savais pas qu'il allait être père.

Levant les yeux vers le ciel, je le regardais, laissant la neige tomber sur mon visage. Fermant les yeux, je m'en détournais et repris ma marche, dans mes pensées.

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