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 [14 février 1944] C'est pas drôle!

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Charlie Cherrytree
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MessageSujet: [14 février 1944] C'est pas drôle!   Ven 6 Jan - 5:49

Franchement, la journée n'avait pas commencé sous les meilleurs auspices. D'abord, il y avait cet embouteillage monstre dans les toilettes des garçons parce que la plupart voulait se mettre à leur plus beau pour cette journée de la Saint-Valentin (qui pour plaire à l'élue de leur coeur, qui pour tenter de s'attirer des regards doux). Ensuite, une dispute violente avait éclaté entre deux élèves de troisième année avait éclaté dans la salle commune et avait tant et si bien dégénéré que Charlie avait dû accompagner l'un des belligérants à l'infirmerie, lieu qu'il détestait profondément. Puis, pour couronner le tout, il y avait eu cet interrogatoire surprise en alchimie, que le professeur Farquharson avait rendu bien compliqué. Dur lundi.

Le visage de Charlie Cherrytree ne reflétait donc pas exactement la bonne humeur à l'heure du déjeuner, malgré l'amoncellement de bonne nourriture étalés sur les longues tables de la grande salle. La pauvre purée de pommes de terre subissait les assauts d'une fourchette vindicative lorsque les hiboux entrèrent dans la salle. Comme chaque année, il s'agissait du moment le plus attendu de la journée, puisque les hiboux délivraient alors leur lot de cartes de valentins et valentines éperdus d'amour. Comme chaque année, une bonne dizaine de cartons aux couleurs et aux parfums variés atterrirent devant Charlie et même au beau milieu de la bataille qu'il livrait à sa purée. Avec un certain fatalisme, Charlie repêcha un carton en forme de coeur de son bol et tenta d'en essuyer la soupe aux poireaux.

Il soupira à son voisin immédiat, le jeune Charlemagne Stevenson: « On devrait songer à leur ajouter des petits sorts de parachute pour éviter les mauvais atterrissages... » Son camarade de Poufsouffle répondit en souriant de toutes ses dents d'écureuil. « Ze zerait pas auzi drôle! »

Avec un rire franc, Charlie entreprit de lire son courrier. Il se sentait chanceux d'être aussi apprécié de ses camarades, mais ne savait jamais comment manoeuvrer pour ne décevoir aucune de ses valentines. Alors, il lisait en souriant vaguement à tout le monde et à personne en particulier, espérant ainsi que toutes se sentiraient satisfaites. Il ne se déclarait jamais pour une plus que pour l'autre. Il n'avait vraiment pas le temps pour les histoires de coeur avec tous les devoirs et les travaux à remettre!

Bientôt s'accumulaient devant le préfet un flacon de parfum qui sentait à peu près bon, mais dégageait par moment des relents de poubelle (Je l'ai préparé moi-même, c'est un philtre porte-bonheur!, clamait la carte), une peluche de chaton, trois nuages roses aux allures de barbe-à-papa et qui allaient le suivre toute la journée, mais que Charlie n'aurait probablement pas le courage de chasser, ainsi que deux paires de gants visiblement tricotés avec amour et talent.

Charlie se permit un petit soupir. Il allait passer une partie de sa soirée à se torturer les méninges pour trouver de gentils mots à adresser à ses valentines (du moins celles qui avaient signé de leur nom) sans blesser quiconque.

C'est lorsqu'il se leva pour quitter la table plusieurs minutes plus tard qu'il remarqua qu'une lettre lui avait échappé. Elle ne ressemblait pas aux autres: elle n'était ni rose, ni odorante, ni recouverte de rouge à lèvres. Rien que pour ça, Charlie se rassit sur le banc pour l'ouvrir.

Le début de la lettre lui fit froncer les sourcils malgré lui. La suite capta son intérêt plus que de raison. Ce style lui paraissait familier. Il releva la tête en direction d'un groupe de Serdaigle, ne trouva pas le visage qu'il cherchait, revint à la lettre. Pas de signature, évidemment. Juste un lieu et une heure de rendez-vous, en après-midi. La personne connaissait bien son horaire, ou c'était un pur coup de chance: Charlie n'avait pas cours à cette heure-là.

Pendant toute l'heure d'étude en histoire de la magie, Charlie ne pensa plus à la lettre, ou presque pas, enfin juste un peu. Si bien qu'à la sortie du cours, il prit congé de Stephan, Vivan et Ethan, qui partaient vers la salle commune, pour se rendre dans une salle vide du troisième étage.

Enfin, pas si vide que ça finalement. En poussant la porte, le préfet tomba nez à nez avec la dernière personne qu'il s'attendait à voir là.

« Keira? Mais qu'est-ce que tu...? » Il n'eut pas le temps de conclure sa question que la porte claqua derrière lui, enfermant les deux préfets de Poufsouffle dans la pièce. Des rires retentissaient déjà de l'autre côté.

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Keira Matthews
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MessageSujet: Re: [14 février 1944] C'est pas drôle!   Lun 9 Jan - 13:51





C'est pas drôle!
Charlie Cherrytree▼


La st Valentin. Ce jour si spécial que tout le monde semblait attendre avec impatience. Du moins, pour ce qui était des filles. Surtout celles de notre chambre. A peine arrivé en Février, c'était la folie. Spéculation sur les valentins, sur le programme de cette année, sur quoi offrir, à qui. Un affaire très sérieuse qui nous tenait éveillé tard le soir. Nous avions toutes notre scénario idéal, et savions par avance qu'il ne serait pas si parfait que ça. Les garçons sont adorable mais ils ont tendance à ne pas capter les sous entendu ou les petits signaux que nous passions notre vie à leurs envoyer.
C'est pour ça que j'avais cafté à la moitié des garçons intéressés par les filles quoi faire en cette soirée spécial. Aider les autres à sourire et passé une journée idéal comblait un peu le vide qu’apporterait cette journée.

Évidemment tout le monde avait fait l'effort de ne pas cité Genim ou quoi que ce soit pour me rappeler son absence. Au contraire, c'est un peu comme si on avait voulu faire comme si rien n'était arrivé. C'était maladroit, mais ça partait d'une bonne intention. Je n'avais pas de Valentin cette année, même si je suis certaine que beaucoup allaient se montrer adorable en me couvrant de lettres, babioles et friandises en tout genre. J'avoue que j'étais un peu fatigué avant même de me lever.
La dernière apprêtée, Tessa me fit remarqué que j'aurais put faire l'effort de me coiffé avec plus d’élégance et de me poudrer le nez un minimum. Je m'étais contenté d'une moue et d'un haussement d'épaule avant de rejoindre les autres à travers le brouhaha de la salle commune et des couloirs.

Des rires, du roses, ds cœur, encore plus de roses. Cette année tout le château resplendissant aux couleurs de la fête, il y avait même un dîner spécial prévu pour l'occasion. Formidable. Une bonne occasion de me goinfrer de pudding au chocolat et de tarte à la mélasse sans que personne n'y trouve rien à redire.
J'avais presque hâte. Mais la journée ne faisait que commencer. Le dîner fut de toute évidence mouvementé. Courrier du cœur, boites, cadeaux en tout genre, c'était l’avalanche sur chaque tables et dans chaque assiettes, la moitié des élèves se retrouvaient éclaboussé de purée ou jus de citrouille ! J’entendis Charlie non loin faire une réflexion sur le sujet, approuvé par son camarade de droite bien qu'il ai eu l'air de trouver ça amusant. On voit que c'est pas eux qui se retrouve avec des bout de patates dans les cheveux !

Heureusement, les quelques boites de chocolats et autres lettres m'avaient rapidement fait oublié ce petit désagrément. Toutes étaient signées. Des deuxièmes années un peu audacieux, un ami à Kentigern, celui qui passait son temps à faire des truc complètement loufoque et dangereux, deux qui n'avaient pas signé, et, bien entendu, il y avait aussi les garçons. Je suis même certain qu'ils s'étaient réunis tout les trois pour savoir s'il fallait ou non acheter une montagne de chocolat pour l'occasion. Il n'y vait qu'une lettre un peu plus étrange que les autres. D'un auteur inconnu, plutôt sobre, elle me donnait rendez vous aujourd'hui.

Un rendez vous. Ça c'était une première.. et ça n'avait pas échappé au regard de Maddy et Shauna qui s’étaient tout de suite mises en tête de me traîner à ce rendez vous sous prétexte qu'un prétendant secret et mystérieux c'était beaucoup trop romantique pour passer à coté de ça. Elles avaient certainement raison mais je manquais assez de motivation je crois.. Heureusement elles en avaient pour moi. Elle passèrent tout le cours de potion à me suggérer de coiffer mes cheveux d'une tel manière, de mettre un peu de rouge à lèvre, juste un peu, et d'enlever la tache de jus de citrouille sur mon chemisier.
En faite elles étaient même plus enthousiastes que moi à l'idée de ce rendez vous. Je m'étais sentie comme une poupée de chiffon entre leurs mains, les laissant me « préparer convenablement » jusqu'à l'heure du rendez vous. C'est à peine si elles ne m'avaient pas pousser dans la salle vide avant de courir se cacher au fond du couloir pour guetter le mystérieux inconnu.
Franchement.. Elles sont pas croyable.. même si j'avoue que j'étais assez curieuse de savoir qui ça pouvait bien être. J'étais encore trop hanté par le fantôme de Genim pour réellement me rendre compte qu'il y avait plein de personnes avec beaucoup d'attention et de tendresse pour moi . Mais avant le Serdaigle personne n'avait réellement formulé le désir d'entretenir une relation de ce genre avec moi. Alors, oui, j'étais un peu curieuse, et un peu anxieuse. Je n'avais aucune idée de qui ça pouvait être... Rien d'étrange ou de différent parmi les garçons que je connaissais en tout cas..
J'en profitais pour me regarder dans mon miroir de poche et faire quelques ajustements jusqu’à ce que des bruits de pas se fassent entendre.
Merlin, j'avais soudainement très envie de me cacher quelque part. Mais c'était déjà trop tard. La porte s'ouvrit soudainement pour laisser entrer Charlie.

«  Oh .... »

Charlie Cherrytree. Planté là devant moi. J'en avait presque fait tombé mon miroir de surprise. J'avoue que je n'avais pas envisagé ça. J'en avait même rougit jusqu'au oreille avant de voir sa mine étonné et la porte se refermé brusquement.
Qu'est ce que c'était encore que ça..
Des rires retentir derrière la porte. Lentement, mon esprit assimila toutes les informations pour en venir à la conclusion suivante : On s'était bien fichu de nous.
Le préfet semblait tout aussi étonné de me trouver là. Peut être avait il reçus le même genre de lettre qui l'avait conduit jusqu'ici. Dans un piège qui n'avait pas grand chose de drôle malgré l'hilarité derrière la porte.

« Je vois... y'en a qui doivent s'amuser... »

J'en soupirais un peu, approchant de la porte pour tenter de l'ouvrir. Bien évidement elle était fermé à clef et ne s'ouvrit pas aux sort non plus. Parfait. Mon regard glissa finalement vers Charlie et sa mine on air toujours aussi surpris.

«N'ai pas l'air si déçus... s'en serait presque vexant.. »

J'étais certainement à des kilomètres de ce que le garçon s'était imaginé trouvé en entrant ici. Charlie n'avait jamais montré grand intérêt pour ce qui est du flirt ou quoi que ce soit. Il évitait toujours le sujet et il était impossible de savoir pour qui il pouvait bien craqué. On en avait conclus que ça ne l’intéressait simplement pas..
Pourtant il était bien là...








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MessageSujet: Re: [14 février 1944] C'est pas drôle!   Lun 6 Fév - 3:30

Si les circonstances avaient été différentes, peut-être que Charlie aurait remarqué que Keira portait bien le rouge aux joues, qu'il lui donnait un air gamin absolument craquant. Pour l'heure cependant, le jeune homme avait rapidement porté toute son attention sur la porte, et les rires qui résonnaient derrière. Sa collègue fut plus vive que lui à sortir sa baguette pour tenter de forcer le passage. Il joignit ses forces aux siennes, sans plus de succès, hélas.

Quand il parut évident que la porte resterait fermée, l'embarras revint prendre Charlie à la gorge. Il enfouit ses mains dans ses poches, y replaçant sa baguette et y cherchant une solution à cette situation inhabituelle. C'est cet air incertain que surprit Keira lorsqu'elle se retourna vers lui, après être arrivée à la même conclusion quant à cette satanée porte.

Le préfet écarquilla les yeux et secoua vivement la tête de droite à gauche. « Non, non, non, ça n'a rien à voir avec toi. C'est ces imbéciles-là! » ajouta-t-il en pointant la porte de la main droite. Il se gratta ensuite le cuir chevelu avec une grande concentration, comme s'il allait trouver là une méthode miracle pour les tirer de ce pétrin.

« Je parie que c'est un coup de Stephan et Vivian! M'étonnerait pas que Fae soit aussi dans le coup. Elle s'est fait discrète ces derniers temps... »

Enfin, quels que soient les coupables, le résultat était le même: les deux préfets de Poufsouffle étaient coincés dans cette pièce. Pour quelle raison et pourquoi sous ce prétexte? Là était la question. Charlie passa la main dans ses cheveux pour replacer des mèches trop longues qui lui retombaient dans les yeux.

« Qu'est-ce qu'il y a? Pourquoi tu me regardes comme ça? J'ai vraiment rien à voir avec cette blague, j'te jure! »

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MessageSujet: Re: [14 février 1944] C'est pas drôle!   Mer 22 Fév - 23:23





C'est pas drôle!
Charlie Cherrytree▼


La gêne de cette situation le rendait un peu tendu. La porte restait fermé même sous les quelques sort que je m’efforçai de lancer. Je ne pouvais rien faire de plus si ce n'est attendre qu'on veuille bien nous ouvrir. La situation était curieuse, et un peu agaçante aussi. Je m'en voulait de m'être fait avoir par cette farce. Je m'en voulais surtout d'avoir naïvement pensé que quelqu'un m'avait envoyé cette lettre pour m'ouvrir son cœur à l’abri des regards. Merlin que c'était ridicule. Ridicule, et un peu blessant aussi. Ce qui ont manigancé ça devaient réellement avoir du temps à perdre et ne devaient pas se rendre compte de la méchanceté de leurs acte. Si je trouve celui qui a fait ça je jure de lui faire passer l'envie de recommencer.

Je ne pouvais pas m’empêcher de regarder Charlie s'agiter nerveusement devant mes yeux. Il essayait de se rattraper un peu, assurant que le seul vrais problème c'était ces crétins dehors. J'avais beaucoup de mal à imaginer Stephan faire ça, Viviane.. un peu moins. Mais ce n'était pas tellement leurs genre d'arranger ce genre de plans.. en faite, ironiquement, c'était plus mon genre.. Forcer le destin.. Je me fis silencieusement la promesse de ne plus recommencer. Ça m'apprendra, maintenant j'étais coincée ici. Bon, j'étais avec Charlie, c'était certainement le seul point positif dans cette histoire. Quoi que je le préférais moins nerveux.

« Oh mais je sais.. Le prend pas mal mais je ne te vois pas imaginer ce genre de plan... »

Surtout pour séduire une fille ou la convier à un rendez vous. Il n'était qu'une victime dans cette histoire. Peut être que ses amis avaient trouvé intéressant de lui organiser un rendez vous pour la st valentin, lui qui passait sa vie à fuir ce genre d'éventualité.. Quand à moi. J'imagine que quelqu'un s'est dit que ça me remonterait peut être le moral.
C'était sacrément raté.

J'en soupirais sans m'en rendre compte, croisant les bras avant de croiser mon regard dans le reflet des fenêtres qui parsemaient la pièce. La vue des accessoire colorées qui ornaient mes cheveux m’agacèrent soudainement. Je n'aurais jamais du les écouter.. maintenant j'étais là, pomponné de la tête au pieds dans l'espoir pathétique de rencontrer un « mystérieux prétendant ». De quoi j'ai l'air ? C'était pathétique. D'un geste rapide ma main décrocha toutes ce qui décorait mes cheveux avant de discrètement balayer les traces de rouge à lèvre et de fard à joue.

« Je suis quand même .. Un peu étonnée.. de te voir là.. Je ne pensais pas que .. tu te laisserait tenter.. J'imagine que tu étais juste curieux.. Plus curieux que réellement intéressé... »


Il me semblait bien l'avoir vus accepté poliment quelques lettres et cadeaux de tout un tas de filles. S'excusant presque à chaque fois comme s'il avait fait quelque chose de mal. Tout un tas de cadeaux qu'on lui avait fait simplement parce qu'on l’apprécie, qu'on éprouve des sentiments pour lui, même infime.. et pourtant, il s’évertuait à garder ses distances et à s'en désintéresser. C'était affreusement triste, et ça me mettait étrangement en colère.

« Alors.. tu l'imaginais comment ? »

Puisqu'on était coincé ici, autant creuser un peu plus sur les motivation qui avaient poussé le préfet le plus célibataire des jaunes à se précipiter vers un rendez vous secret. J'étais assez curieuse de savoir à quoi pouvait ressembler son idéal..







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MessageSujet: Re: [14 février 1944] C'est pas drôle!   Dim 26 Mar - 21:53

Le malaise grandissait de minute en minute dans le pièce où se tenaient maladroitement les deux préfets de Poufsouffle. Les rires de l'autre côté de la porte avaient cessé; Charlie en déduisit que les plaisantins avaient quitté ou tendaient l'oreille. Dans un cas comme dans l'autre, ils n'arrangeaient pas leur situation puisque Charlie se promettait bien d'aller leur passer un savon... quand il sortirait de là.

Occupé à examiner la porte avec grande attention (comme si son seul regard pouvait suffire à l'impressionner), il ne remarqua pas sur le champ la décomposition graduelle de son amie et collègue. Ce ne fut que lorsque celle-ci porta la main à sa jolie coiffure pour en retirer les décorations qu'il tourna la tête dans sa direction et remarqua que ça n'allait vraiment pas.

La Saint-Valentin paraissait toujours un peu plus important aux yeux des filles que des garçons à Poudlard. Pour plusieurs filles, du moins, c'était l'occasion de se faire remarquer, chouchouter, séduire même, pour les garçons, c'était essentiellement l'occasion de compter des points, avait-il cru noter. Quelques garçons, bien sûr, considéraient la journée avec encore plus d'importance que certaines filles, ceux-là ne lésinaient pas sur les moyens pour se caser ou pour charmer l'objet de leur intérêt. L'éternelle romantique Keira ne semblait pas d'ordinaire prendre la chose aussi au sérieux, mais il était vrai, et Charlie se maudit de n'y avoir pas pensé plus tôt, qu'elle vivait une première Saint-Valentin difficile.

«Oh, Keira, je suis... tellement désolé», murmura-t-il, contrit, mais la préfète fut plus rapide que lui, passant à l'offensive pour détourner l'attention sur lui et sur ce qu'il espérait trouver en se présentant au rendez-vous. Il sentit le rouge lui monter du menton jusqu'à la racine des cheveux, il venait probablement de virer à l'écrevisse. Maudissant sa malchance d'être né roux, il chercha contenance en farfouillant dans ses poches et en détaillant la décoration de la pièce.

«Hmmm...» fit-il pour gagner du temps. Pouvait-il s'admettre à lui-même qu'il avait un instant penser que la lettre pouvait provenir d'un certain Serdaigle? Il n'y avait pas pensé totalement consciemment bien sûr, puisque la pensée ainsi formulée faisait tout paraître complètement ridicule. Il opta pour une demi-vérité.

«La lettre était intrigante... pas de parfum, pas de coeurs, pas de chocolat. J'ai pensé que j'aimerais savoir qui me l'avait envoyé. Apparemment, les farceurs savent par quel bout toucher ma curiosité.»

Il rougit encore plus, se racla la gorge. «Je n'imaginais rien du tout.» Une courte pause. «J'espère que ce n'est pas un coup des Serpentard qui auraient voulu les coudées franches pour un mauvais tour...» Et de brandir à nouveau sa baguette vers la porte pour tenter un nouveau alohomora, qui n'eut pas plus de succès que les précédents.

«Et toi, tu...? C'est joli tes cheveux.»

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MessageSujet: Re: [14 février 1944] C'est pas drôle!   Jeu 30 Mar - 13:52





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Évidemment, il avait certainement remarqué mon état. Je me serais bien enfuit vers les toilettes en prétextant une envie pressante histoire d’échapper à cette situation et ne pas croiser son regard désolé et ses excuses pourtant sincères. J'y avait eu le droit une dizaine de fois depuis ce matin. Je m contentais d'un demis sourire et d'un haussement d' épaule dans un «c'est rien » à mis voix. C'était pas le moment de s’apitoyer, on était quand même coincé ici et je sentais que Charlie n'allait pas se contenté de resté là à répondre à toutes mes questions.
Il esquiva habilement la première, je sentais bien qu'il n'avait pas l'intention de m'avouer quoi que ce soit ! Il avait bien quelqu'un en tête, sinon, il n'aurait pas autant rougit. Je crois même que c'est la première fois que je le voyais prendre cette couleur ! Je souriais discrètement, retenant un rire qu'il aurait peut être mal pris, mais vraiment, j'avais l'impression de l'avoir pris la main dans le sac.

Il avoua finalement que c'est la lettre qui l'avait intrigué. Une lettre des plus banal, comme la mienne. Pas de belles phrases, de cœur, de rose, de promesses ou de maladresses. Quoi que je n'avais pas tellement eu l'occasion de l'examiné étant donné que les filles me l'avaient arraché des mains quelques secondes à peine l'avoir ouverte.. Charlie n'imaginait rien. Charlie était juste curieux. C'était une vilain mensonge mais je n'avais pas envie d'insister pour cette fois. C'était déjà assez embêtant d'être coincé ici, autant ne pas rendre la choses insupportable pour mon collègue préfet.

D'un coup de baguette, il tenta de nouveau d'ouvrir la porte à l'aide d'un sort. Rien à faire, elle restait inlassablement verrouillée. Quelque soit le sort qu'ils avaient jetté à cette porte, c'était assez efficace et plutôt agaçant. On était vite à cours d'idée.. je ne connaissais pas trente six sort pour ouvrir une porte moi. Peut être qu'en y allant à grand coups de pieds ou d'épaules..
Un peu perdu dans mes pensées, j'en avait presque occulté Charlie et son compliment.
Mes cheveux ?

«  Hein ?.. Ah.. Oui.. c'est.. Maddie et Shauna... Elles ont insisté pour que je me fasse la plus jolie possible.. tu sais.. « au cas ou »... »

Au cas ou je me ferais enfermé avec un garçon par une bande d'idiot qui s'imaginent être hilarants.. J'en avait enfouies mes rubans et et pinces scintillantes toutes au fond de mes poches comme pour faire disparaître les preuves d'un crime. Je me sentais un peu gêné de m'être laissé convaincre par mes amies et tenta de ne pas trop rougir à cette constatation.

« Enfin c'était .. un peu nulle comme idée de toute façon... Je suis venu parce qu'elles m'ont convaincu que ça pouvait que me faire du bien de .. « rencontrer un prétendant ». Après ce qui s'est passé j'imagine que ça aurait dû me remonter un peu le moral. Ou un truc comme ça. »


J'essayais au possible d'avoir l'air détaché, presque insensible à cette réalité. Peut être que rencontrer quelqu'un nourrissant des sentiments sincères à mon égare m'aurait effectivement remonté le moral. Mais il n'y avait visiblement personne de ce genre dans les parages.

« Bref.. on s'est fait avoir mais on va pas se laisser faire hein ? On va ouvrir cette porte, retrouver les coupables et leurs enlever un bon paquet de points tien ! »

Je m'étais redressé de toute ma hauteur, prête à en découdre avec la porte et les farceurs. Je n'aimais pas abuser de mon pouvoir de préfet, mais pour la toute première fois j'étais convaincu qu'enlever une bonne poignée de points juste par vengeance me ferait le plus grand bien..

« Bon.. ça doit forcément s'ouvrir d'une manière ou d'une autre.. Y'a peut être un mot de passe à dire.. ou un truc comme ça.. »

Au point ou on en était.. ça pouvait être n'importe quoi..








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