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 Khanrell Becker

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Khanrell Becker
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Date d'inscription : 09/04/2017
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MessageSujet: Khanrell Becker   Dim 9 Avr - 22:04

Becker, Khanrell

«Le passé me guette, et je guette le futur»


Genre :
Féminin.
Âge :
15 ans (anniversaire le 12 octobre)
Lieu de résidence :
Refuge pour jeunes juifs.
Maison :
Gryffondor
Année :
4e
Personnage ou auteur de l'avatar :
Daenerys - pardandonfuga

Familier :
Elle n'en possède pas
Baguette :
Bois de saule, crin de licorne, 23 cm.
Patronus :
Caracal
Epouvantard :
Son apparence peut être très variée pour Khanrell, puisqu'elle a peur des hommes : elle prendra donc l'apparence d'un homme, souvent de sa connaissance.
Balai :
Elle n'en possède pas.
Amortentia :
Les violettes
Matières :
Cours de base + Divination, Arithmancie et Arts et musique

Taille :
1m60
Corpulence :
54 kilos (mouillée)
Cheveux :
Blonds presque blancs
Yeux :
Bleus
Signes distinctifs :
Un air résigné, faible, craintif
Style vestimentaire :
Plutôt coincé, se couvrant le plus possible.

Qualités :
Coeur pur, passionnée, douce, intelligente, et même courageuse (mais elle l'ignore... pour l'instant)
Défauts :
Insécure, sensible, réactive, solitaire
Préférences :
La solitude, le calme
Antipathies :
Les hommes, les foules, être le centre d'attraction

Réputation :
Un peu comme un fantôme, elle se débrouille pour passer inaperçue et ce n'est pas rare que les gens ignorent même son nom. Elle est d'une timidité épouvantable et s'organise pour rester dans l'ombre.
Projets :
Elle ne le sait pas encore et ça commence à l'angoisser...
Famille  :
Ses parents étaient des juifs moldus, elle n'a plus de famille. (Ou en tout cas c'est ce qu'elle croit) Son père était un anglais, venu en Angleterre pour le travaille plusieurs années avant la guerre, et y est resté par amour de sa mère. Khanrell n'a toutefois aucun souvenir de tout cela.
Histoire :
Khanrell sursauta, les yeux grands ouverts, l’air complètement ahuri. Comment ça, Gryffindor? C’était impossible! Ce chapeau devait sûrement se tromper. Il avait mal regardé. Il voulait lui faire une blague? La jeune fille jeta un regard consterné à l'enseignante responsable de l'attribution lorsqu’elle lui retira le choixpeau en lui faisant signe gentiment de rejoindre sa tablée. Pas question! Elle n’était pas une Gryffindor! Il devait s’être trompé… Et pourtant, elle se leva et marcha jusqu’à la table décorée de rouge et or.

Depuis qu’elle s’était renseignée sur les quatre maisons d’Hogwarts, Khanrell s’était fait à l’idée qu’elle irait à Hufflepuff, ou peut-être à Ravenclaw, car les deux autres maisons n’éveillaient aucune étincelle en elle. Elle ne se reconnaissait pas dans leurs valeurs. Les hardis et les plus forts? Vraiment?

***

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Khanrell Becker
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MessageSujet: Re: Khanrell Becker   Dim 9 Avr - 22:05

Histoire :


***

Khanrell ne se souvient pas de grands choses d’avant… seulement de beaucoup de larmes, des sourires faux, des sourires tristes. Parfois, elle se demandait même si ça avait été un rêve, tout cela, si ces larmes existaient vraiment, si elle avait bel et bien eu une famille, de multiples frères et sœurs, vécu les persécutions contre sa seule existence... Peut-être qu'elle avait imaginé tout ça, pour justifier toute la douleur qu'elle ressentait?

Des larmes, donc, celles de son père, qui courrait dans sa direction pour la récupérer, tendant les bras vers elle. Mais elle avançait beaucoup trop vite pour lui. Ses larmes à elle, qui brouilla bientôt sa vue, soustrayant son père (de toute façon, avec la distance qui les séparait, elle ne le voyait presque plus). Ça, c’était avant. Des larmes... et de la peur aussi.

***

Ensuite on l’a emmené, avec le reste de sa fratrie dans une espèce de prison pour enfants. Enfin de ce que pouvait se rappeler Khanrell, puisqu'elle vivait alors dans un espèce de brouillard où elle se refusait d'être attentive à son environnement, pour se protéger elle-même, elle niait ce qu'elle voyait, entendait et sentait, se concentrant fortement sur le plus beau (et seul, tout le reste c'était effacé de sa mémoire à son entrée au camp) souvenir de son enfance : le délicieux parfum du jardin de violettes derrière sa maison.

Ses frères, ses sœurs et elle-même travailleraient désormais pour un certain dénommé Ulyss Ackermann, où ils furent informés qu'en tant qu'enfants juifs, ils n'avaient aucun droits, pas même celui de vivre, alors tant qu'ils se comporteraient comme les bons esclaves qu'ils étaient devenus, tout irait comme il le faut, mais qu'ils ne devaient pas faire le moindre faux pas, car ils seraient sans pitié. Dans la chaîne de montage d'armement pour les nazis qu'ils servaient désormais, la jeune Khanrell s'isolait dans sa tête pour oublier qu'elle était en train de trahir son peuple, s'acharnait au travail pour oublier de pleurer et d'avoir peur, parce que c'était la seule chose qu'elle pouvait encore faire si elle ne voulait pas perdre le contrôle de sa tête.

Là, elle oublia tout. Âgée de 10 ans à l'époque, Khanrell n'était plus Khanrell Becker, juste «matricule 489». Elle n'était pas la fille de Wyatt et Annelie, et les autres blondinets aux yeux bleus de son entourage n'étaient autre que les matricules 487, 488, 490 et 491. La fratrie n'avait pas de raison d'être, parce qu'elle leur aurait rappelée qu'ils étaient, eux aussi, des humains, et que ce n'était pas permis ici. Ils étaient des numéros, et leur chiffre pouvait disparaître, tout comme leur être, à n'importe quel moment.

***

Ce qui arrive, lorsqu'on est rien ni personne, c'est qu'on n'a pas vraiment conscience du temps qui s'écoule. Toutefois, Khanrell peut dire avec certitude que ce fut extrêmement long avant que sa vie ne bascule, ne change... pour le pire! Bon, on peut se demander comment ça peut être pire, alors que son quotidien est déjà celui d'une esclave manipulant de l'armement dangereux, voyant ses voisins de la chaîne de travail mourir au hasard de leurs erreurs, et étant violemment battue à chaque fois qu'elle respire un peu trop fort.

Mais oui, ça peut être pire. Dans le campement où elle était exploitée, très peu d'enfants atteignaient l'âge de l'adolescence (et de la puberté), pour des raisons évidentes : la vie était bien trop dure pour y vivre plus d'un an. Et pourtant, Khanrell devint bel et bien une femme à cette époque de sa vie. Et une sorcière, par la même occasion, même si elle ne saisissait pas encore la mesure de ce qui lui arrivait à l'époque. Toujours est-il qu'elle commença à avoir des visions, très peu réjouissantes, de l'avenir que lui réservait sa vie dans cet endroit.

C'est là que son bouclier s'est brisé. Son petit monde dans lequel elle se réfugiait depuis un an pour se protéger des atrocités du camp implosa, parce qu'elle était incapable d'ignorer les horreurs qu'elle voyait. Elle savait, presque chaque fois qu'un enfant allait mourir. Elle y rêvait la nuit, et quelques jours plus tard, il faisait une bêtise, une erreur, et il était exécuté, rapidement remplacé par un autre. Et ça, c'était certainement encore pire que de vivre dans la chaîne comme un numéro, parce que ça voulait dire qu'elle ne pouvait plus avancer simplement, du matin au soir, travailler avec acharnement pour éviter d'être trouée de balles au moindre écart. Elle avait repris contact avec la réalité, ne vivait plus dans son monde à part, était consciente des atrocités qui l'entouraient et de son impuissance face aux injustices imposées à son peuple. Et elle ne pouvait plus se protéger, ni empêcher ses visions de se réaliser.

***

À cette époque, Khanrell ne comprenait pas encore ce qui lui arrivait, toutes ces visions qu'elle avait pendant ses rêves (cauchemars) et qui se concrétisaient plus tard. Elle pensait perdre la tête, et ne croyait pas vraiment être voyante, mais simplement en train de devenir cinglée. Une façon que son esprit avait de réagir face à la violence, comme il l'avait fait lorsqu'elle était devenue le robot «matricule 489» qu'elle était supposée être pour survivre.

Seulement, les visions se faisaient de plus en plus précises, et l'adolescente accepta de les croire, désormais. Pour peut que ça lui était utile, puisqu'elle ne pouvait éviter les calvaires qu'elle savait qu'elle allait voir... juste les anticiper et les craindre, souffrir d'avantage dans l'attente qu'ils se réalisent, en sachant qu'ils se réaliseraient. Jusqu'au jour où elle se vit, dans un rêve, réussissant miraculeusement à disparaître de cet enfer, fuir vers la liberté!

Hors, si une chose avait permis à Khanrell de ne pas encore devenir débile, c'était sa soif de vivre, d'espérer, stupidement certainement, s'en sortir vivante. Cette vision de sa liberté lui enflamma les entrailles. Pouvait-elle vraiment y croire, l'espérer? Ça lui semblait impossible... Pas avec ces clôtures de barbelés qui la déchiquetterait si elle tentait de les passer. La peur de sa propre mort se fit toutefois de plus en plus violente , si bien que lorsqu'elle entendit l'explosion, elle n'hésita qu'une seule seconde.

Depuis qu'elle était au camp de concentration, Khanrell avait eut tout le loisir d'observer, de remarquer, bien malgré elle, les faiblesses dans les quarts de surveillance et dans le périmètre. Ça n'avait jamais été son intention de s'enfuir, elle n'aurait pas su où aller de toute façon, et avait trop peur de mourir dans l'épreuve, mais elle savait maintenant qu'elle avait une chance. Les failles de surveillance étaient d'ailleurs de plus en plus larges puisque les enfants du camp étaient trop effrayés pour essayer de s'enfuir et que les efforts des soldats nazis étaient plus poussés sur la surveillance de la chaîne de montage que sur les évasions qui n'arrivaient plus depuis des mois.

Dans sa vision de liberté, Khanrell avait tout vu : une maladresse sur la chaîne de montage allait causer une explosion qui occuperait toute la sécurité du campement pendant une bonne partie de la journée, la laissant à elle-même plus de temps qu'elle n'en avait besoin. Comme elle l'avait vu dans son rêve, l'explosion des matières servant à confectionner des munitions, pour Hitler et ses nazis, attira tout ce qu'ils y avait de soldats sur les lieux troublés. De nombreux esclaves avaient perdus la vie dans l'incident, mais ça n'empêcha pas les hommes de punir les pauvres enfants innocents dans cette histoire, et plusieurs autres furent abattus, juste pour l'exemple. Khanrell, qui était très loin de l'incident à ce moment-là, dû se retenir de vomir ses tripes devant la scène atroce, sachant qu'elle n'aurait pas une deuxième chance si elle ne se reprenait pas immédiatement en main.

L'explosion avait créé une brèche dans la clôture de barbelés qui entourait le camp de concentration, et personne ne s'en était encore rendu compte, mais ça n'allait pas tarder. L'adolescente s'empressa de s'y faufiler pendant que tout le monde avait les yeux rivés sur le massacre, et aussi stupide que cela paru, elle se mit à courir, sans trop savoir où elle allait, cherchant à mettre le plus de distance possible entre elle et l'Enfer.

***

Recroquevillée sous un pont pour s’abriter de la pluie, Khanrell grelottait dans la nuit. Elle n'était même plus certaine comme elle était arrivée là, mais elle savait qu'elle n'était pas encore en sécurité. Elle avait courut aussi longtemps que ses jambes avaient bien voulu la porter, c'est à dire pas très loin, vu son important état de santé. Effrayée et épuisée, elle s'était abritée sous les débris de ce qui était jadis un pont, menant à un village juif complètement abandonné. Là, elle s'endormit, malgré le froid, malgré l'urgence d'aller plus loin, de rejoindre l'Angleterre pour se cacher... Parce que de toute façon, elle ne savait même pas c'était par où, l'Angleterre...

***

Des murmures étonnés, mais rassurant, tirèrent doucement l'adolescente de son sommeil. Khanrell eut du mal à se souvenir d'où elle était, et pourquoi, et son coeur manqua un battement lorsqu'elle remarqua qu'elle n'imaginait pas ses voix : elle n'était pas seule. Un groupe d'individus lourdement armés l'entourait, et elle se mit à pleurer, comprenant qu'elle s'était fait prendre dans sa fuite. Mais par une autre étonnante chance déplacée, ce n'était pas des nazis, mais bien un groupe de résistants, et deux d'entre eux se proposèrent pour cacher la jeune juive paniquée qu'ils avaient sous les yeux. L'un deux s'adressa à elle en anglais, et la jeune fille s'étonna de comprendre ce qu'il disait... Ayant volontairement effacé ses propres souvenirs d'enfance pour s'éviter la mélancolie, elle ne se souvenait pas être bilingue. Elle n'avais pas parlé cette langue depuis... «avant», mais quelques bribes lui revint assez rapidement. Comprenant qu'elle avait du sang anglais, on l'emmena jusqu'en Angleterre, où elle fut bientôt prise en main par un Refuge pour jeunes juifs.

***

-Il y a longtemps qu'on vous cherche, mademoiselle Becker... lui expliqua-t-elle, d'entrée de jeu. On a beaucoup de choses à se dire.

Il fallut un long moment à Khanrell avant de comprendre ce que la femme (qui prétendait être une sorcière!) lui expliquait. C'était difficile pour elle, qui commençait à peine à réapprendre l'anglais. La dame s'était présenté au Refuge qui protégeait désormais l'adolescente et lui avait apporté une lettre de Poudlard, qu'elle arriva, de peine et de misère, à déchiffrer.

C'était dur à croire, et pourtant, Khanrell ne pouvait nier qu'elle avait bel et bien des pouvoirs... Après tout, n'avait-elle pas prédit l'avenir à plusieurs reprises? Mais même en acceptant d'être une sorcière, l'adolescente peinait à accepter avoir autant de chance de s'en sortir. Ayant vécue les derniers mois réduite à l'état de déchet, elle peinait à s'imaginer que les promesses de celle qui se présentait comme une enseignante de Poudlard pouvait vraiment la ramener en Angleterre. Ayant des parents originaires d'Angleterre et d'Allemagne, l'adolescente avait le choix de s'inscrire soit à cette école d'Écosse ou à Drumstrang, mais avec son statut de juive et la guerre toujours battante, il valait mieux quitter le pays, ça valait de soi.

Depuis qu'elle avait onze ans que le ministère de la magie essayait de la trouver pour la préparer à la rentrée scolaire, laquelle ne tarderait plus de commencer, on était déjà en juin. Toutefois, confinée dans le camp de concentration, aucun hibou n'avait réussi à franchir la barrière de barbelé et les tirs des nazis veillant sur les alentours. Mais maintenant qu'elle était en Angleterre, elle avait pu être retracée.

Puisqu'elle était orpheline, le ministère la prendrait en charge et s'occuperait de lui attribuer une bourse de réfugiée pour lui permettre d'acheter ses effets pour sa rentrée, laquelle se fit dans une profonde angoisse pour Khanrell, puisqu'elle peinait à faire confiance aux gens et éprouvait encore beaucoup de difficulté à se souvenir comment parler anglais, même si la langue lui était connue, elle était très loin dans sa tête, presque totalement effacée. Rien pour l'aider à se faire des amis. Enfin, ce n'était pas comme si elle en avait envie, tout ce qu'elle espérait, c'était rester en sécurité dans cette école et ne jamais en sortir. Pendant les vacances d'été, elle retournait dans son refuge , où elle ne se sentait plus tout à fait chez elle, même si elle y trouvait des fugueurs de l'Allemagne Nazie, parce que là-bas elle devait cacher ses pouvoirs jusqu'à la rentrée suivante, en septembre, et cacher aussi ce qu'elle faisait pendant le reste de l'année où elle disparaissait...

Même passée la moitié de sa quatrième année, Khanrell ne comprenait toujours pas ce qui avait bien pu la faire tomber chez les Gryffondor. On lui avait pourtant assuré que le choixpeau ne se trompait jamais, et que si elle était dans cette maison, c'était qu'elle possédait courage et force... Oh, ce qu'elle avait hâte de les trouver, enfouis dans sa cage de peurs, d'insécurité et de cauchemars...

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Wolfe Ziegler
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MessageSujet: Re: Khanrell Becker   Lun 10 Avr - 19:35

Bienvenue!

On t'aime déjà tu sais?



Bonjour, je suis Wolfie, administrateur en charge des validations.

Eh bien voilà, tu es validée ! La sécurité de Poudlard t'attend pour que Khanrell se remette des misères qui lui sont arrivées. On lui souhaite la bienvenue, on te souhaite la bienvenue et on espère que tu t'amuseras tout plein =D




Félicitations, les portes du forum te sont désormais grandes ouvertes ! Si tu souhaites te présenter un peu plus personnellement à la communauté, n'hésite pas à te présenter en tant que joueur. Tu peux également poster ta fiche de relations et la compléter. Ne sois pas timide et demande des liens avec d'autres personnages ! Si tu cherches un partenaire pour RP pourquoi ne pas répondre à l'une des demandes ou poster la tienne dans les recherches ? Et avant de fuir, n'oublie pas de remplir ton profil. (Si tu es élève, il faut également faire un petit tour sur le sujet des cours)


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