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 Armin Edelstein

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MessageSujet: Armin Edelstein   Mer 31 Mai - 18:44

Armin Cristobal Edelstein

« ONE DAY YOU’LL GET USED TO THE MUD IN YOUR LUNGS AND YOUR VEINS AND YOUR EYES, AND YOU’LL FEEL FINE. »


Genre :
Masculin.
Âge :
32 ans. (Né le 01/01/1912.)
Métier :
Ex-propriétaire et gérant de son cabaret : The Headless Lady, où il permettait à plusieurs commerces d’avoir lieu au sein de son établissement, ce qui, en soit, faisait également de lui un receleur et un proxénète. Actuellement il arrondit les fins de mois et se permet de fouiner autour de lui en tant que pigiste.
Lieu de résidence :
Sa demeure de Godric's Hollow est désertée. Il vient d'emménager dans les combles d'un petit immeuble miteux, prêté par un bon ami, un partisan en qui il a confiance.
Personnage ou auteur de l'avatar :
Johann Liebert de Monster. || Pour l'avatar : artwork de Phobs.

Familier :
Alberich, son focifère empaillé, est resté à Godric's Hollow. Il est sans doute plein de mites à l'heure qu'il est. Adieu Alberich.
Baguette :
Aubépine, crin de sombral, 29,75cm, rigide. C’est Gregorovitch qui l’a faite.
Patronus :
Il n’a été capable d’en faire que lorsqu’il était étudiant et ils ont toujours été inidentifiables. Aujourd’hui, il n’est pas capable d’en fournir la moindre trace.
Epouvantard :
Le monstre de son enfance : une ombre, une silhouette noire, grande, maigre, qui le fixe en silence avec des yeux énormes et écarquillés sans jamais cligner des yeux.
Amortentia :
Rideaux en velours, sève de sapin, cognac, brume matinale.
Capacité Spéciale :
Armin est un Legilimens de talent.


Taille :
1m87, Armin fait une bonne tête de plus que la moyenne.
Corpulence :
Svelte et sec, il est tout en hauteur.
Cheveux :
Blonds clair, cendrés. Relativement courts derrière, ils conservent une certaine longueur sur le reste de sa coiffure.
Yeux :
Bleus.
Signes distinctifs :
Il est particulièrement  grand et mince, sa silhouette est difficile à confondre ; De même que ses cheveux très blonds ; Il a le physique typiquement aryen selon les idées communiquées par le Reich ; Il est aussi toujours souriant, d'apparence calme et paisible ; Il arrive qu'on le reconnaisse à son odeur d'eau de Cologne et de tabac oriental ou bien à son accent allemand ; Il semblerait qu’il dorme peu, ses yeux sont marqués de cernes sombres ; Il a la marque de Grindelwald tatouée entre les deux omoplates, dans la ligne de sa colonne vertébrale ; Quelques cicatrices magiques sans gravité.
Style vestimentaire :
Armin a toujours eu un faible pour l'originalité et la couleur, et il s'habillait chez les couturiers français et italiens les plus en vogue : très dandy en somme, tout en ayant l'audace de superposer les couleurs et les matières les plus éclatantes et contrastées. Actuellement, les affaires tournent moins bien. Il a conservé son style culotté et luxueux... Mais les vêtements et les couleurs s'usent et deviennent plus fades. Sa prestance s'est amenuisée.

Qualités :
On le dit agréable voire charmant, et il sait se montrer généreux et chaleureux. Pour ce genre de qualités, il est le genre d'invité que l'on recommande à des soirées, sans compter son côté pétillant et même plein d'humour. Armin est également un homme de culture, capable de discuter différents domaines. Ce n'est pas, non plus, une petite intelligence. Armin est l'homme que les gens veulent qu'il soit.
Défauts :
Armin est l'homme du paraître. Lorsque le vernis s'effrite on le découvre faux, menteur, hypocrite, calculateur, dissimulateur. Il est vulgaire, superficiel, fantasque, désordonné, malsain, vicieux, cruel. C'est un séducteur acharné. Par moment, il peut se révéler colérique voire parfois explosif, violent, toujours excessif, lâche, irresponsable, et il a clairement une tendance à la destruction, se révélant instable, sombre et torturé. Son image est construite pour mieux tromper, profiter, exploiter.
Préférences :
Les soirées et les fêtes, la musique en général mais d'autant plus la musique qui lui était interdite (Swing, jazz...), danser, les tabacs parfumés, l'alcool (Un peu trop très certainement), lire, voyager, apprendre des langues et les parler, se faire aimer, les compliments, les femmes comme les hommes et surtout une sexualité libre, son ancienne maison et son cabaret tout deux regrettés, Gellert Grindelwald.
Antipathies :
la Gestapo, l'Allemagne nazie, les Aurors : vraiment, tout ça se vaut sur l'échelle de la répression. Il n’aime pas qu'on le contredise, qu'on l'interroge sur son vécu, son passé, ses origines, sa famille, bien que ces questions soient rapidement évincées par des mensonges. Il n’aime pas passer ses nuits seul, ni la solitude en général, le mauvais temps anglais, les reproches concernant ses habitudes, les esprits qu'il ne peut pas sonder et les personnes qui ont lu trop loin dans son jeu. Il n'aime pas non plus se raser.

Que pensez-vous de la situation politique actuelle ?
Les événements qui ont succédé à la Purge de d'octobre 1943 l'ont quelque peu secoué. Armin percevaient ses bases plus stables qu'elles ne l'étaient en vérité. Il n'était pas question, pour lui, de procéder à un affrontement direct avec les aurors. Le massacre occasionné n'était pas prévu, et les pertes ont affaiblis et divisé encore un peu plus le camp du plus grand bien alors qu'il pensait pouvoir diriger les partisans d'une main de fer en donnant l'exécution d'Oswin Foster en exemple.

Il a fuit la confrontation. Il a préféré se sauvegarder et se faire oublier du Ministère pendant quelques temps et s'est réfugié en Europe de l'Est, aux côtés de Grindelwald pour méditer sur cet échec. Revenir aux sources, rechercher l'appui et l'approbation de son maître. Le retour a été dur et il fut mal reçu : mais il s'est abondamment abreuvé de l'idéologie de Gellert et est revenu plus déterminé que jamais à servir de porte-étendard à la cause.

Le discours d'Armin se structure autour d'arguments parfois contradictoires, tantôt révolutionnaires et profondément populistes, tantôt élitistes pour justifier le projet de suppression du code international du secret magique... Et l'instauration d'un véritable pouvoir sorcier européen capable de se défendre des moldus. Il porte un vif ressentiment à l'encontre des institutions sorcières de Grande Bretagne auxquelles il reproche de ne pas défendre les intérêts des sorciers. Il considère que Grindelwald et ses partisans sont contraints d'agir dans l'ombre du fait de la répression qui s'abat sur eux. Lambertson n'agit pas pour le bien des siens.

Réputation :
Ici, méfiance. Les différents sons de cloches seront nombreux. Ils sont beaucoup à être convaincus de connaître Armin tel qu’il l’est réellement, prêtant peu de crédit aux mots des autres. Résultat, face à toutes ces opinions qui s’opposent, dur de savoir au fond de qui il s’agit au fond, et surtout, pourquoi son existence fait tant de bruit.

Une première piste, la plus agréable à entendre, sûrement, consisterait à dire que l’on a rarement vu quelqu’un collectionner tant de qualité. Sa vieille voisine le trouve charmant et polit, le gérant du pub lui trouve un humour tordant, les plus cultivés devront reconnaître qu'il est intelligent et pleins de ressources. Bref : on vous dresse le portrait d'un homme bon et honnête.

D’autres vous diront au contraire qu’il est le plus vil et le plus détestable être que la terre ait connu, un beau salaud. Beaucoup l'affublent de surnoms fleuris. Un fuyard allemand, certes, mais une véritable graine de nazi : c’est un lâche, une brute, un tortionnaire. C'est un sale rat assoiffé de pouvoir. Il veut être du côté des forts et recevoir leur bénédiction, mieux embrasser leurs pieds.

Il fut effectivement assez apprécié et reconnu parmi la communauté des mages noirs allemands et est-européens ; Il est au service de Gellert Grindelwald, ami de longue date de sa famille, pour lequel il joue à l'espion dans sa recherche des reliques de la mort. Ce n'est pas un hasard si on l'appelle le chien de Grindelwald.

Depuis les événements de la Purge de 1943, l'opinion est divisée : il n'a pas donné la meilleure image de lui-même et de la cause de Grindelwald en fuyant le danger en Angleterre. Il s'est effacé, entièrement, du jour au lendemain. Disparu. Son retour s'est fait progressivement, secrètement, et rares sont ceux au courant de sa présence ici à Londres. Il reprend pourtant du service : c'est un donneur d'ordres toujours... Après tout il reste en communication avec Grindelwald. Néanmoins l'image d'Armin a aujourd'hui moins d'éclat (Il vit caché dans la crasse et l'ombre de peur d'être repéré par les autorités.), et la confiance entre lui et certains membres de son ancien réseau est parfois chancelante... Il est méfiant. Quelque chose semble avoir changé en lui.

Au fond, les plus au courant et les plus mesurés résumerons la chose ainsi : il ne faut pas se laisser prendre au piège de ses sourires ; il pourrait vendre du feu à un dragon ; et enfin, c’est l’incarnation parfaite de la savonnette : il vous file entre les doigts dès que l’on pense le tenir.

Projets :

Plus que jamais, Armin est fidèle à la cause du "Plus grand bien". Il y a de l'acharnement dans sa volonté de servir Grindelwald, et peut-être même dans un sens du désespoir : il a du mal à se remettre de son échec qui lui a été amèrement reproché lors de son retour parmi les mages noirs de l'Est. La vérité est très simple : Armin a prit peur.

Son but premier est resté le même : retrouver la trace des reliques de la Mort restantes pour permettre à Grindelwald d'accumuler encore plus de puissance. Le but est également de lui trouver des appuis, de préférence de plus en plus nombreux, pour soutenir sa cause ici en Grande Bretagne. Enfin : nuire au ministère, définitivement. L'ordre en place ne lui permet pas d'évoluer librement : il est recherché par les aurors, sa cause est illégale, il ne peut pas convertir les sorciers à la cause du plus grand bien en toute impunité dans ce contexte. Par contre, instaurer une situation de confusion et de doute lui permettrait de se laisser un champ d'action plus large, lui permettant de mieux manipuler les opinions. Oui : la situation moldue a eu tendance à l'inspirer.

Au niveau personnel, il va sans dire qu'Armin est en perte de repères. Grindewald reste son phare dans l'obscurité, d'où sa façon de le suivre aveuglément. Mais persistent la trace de l'amertume et même d'une légère paranoïa : Armin a peur d'être retrouvé par les aurors ou d'être trahi par les siens et de finir assassiné. Poussé à revenir et à s'imposer par Gellert, il tente d'assurer son propre salut d'une part mais aussi de retrouver son importance en Grande Bretagne après sa déconvenue. Il est à la recherche de légitimité et procède avec prudence... mais usera de la force s'il le faut pour reprendre sa place.

Famille  :
Dur de savoir d'où vient Armin. Il vous vendra en tout cas une belle histoire sur sa famille ; Konrad et Solveig Faust, ses parents, sont des sorciers sang-pur, dont la richesse et la réputation en Allemagne ne sont plus à prouver depuis des siècles. Ils ont participé activement dans le gouvernement de l'Etat sorcier d'Allemagne, rendez-vous compte. Il a vécu avec eux dans un très beau château du Baden-Württemberg dans la richesse et le succès et tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes.

Donc il semblerait éventuellement qu'Armin omette quelques détails, ne serait-ce que la première guerre mondiale ainsi que la misère et les conflits qui ont suivi avec la défaite Allemande, la soumission de leur pays. Il semble aussi étrange qu'il prétende sa famille si importante quand le nom "Edelstein" n'évoque aucun grand sorcier. Son départ en Angleterre lui a demandé de changer de nom ; selon lui, Edelstein n'était alors qu'un pseudonyme choisi au moment de sa fuite, rien de plus.

Ce qui compose sa famille est en fait bien plus compliqué que ça. Armin est le fils issu de l'adultère de Konrad avec une jeune femme tchèque au service d'un vieil oncle éloigné de la famille Grindelwald, lié à la famille Faust ; c'était une née-moldue, elle s'appelait Anke Edelstein, avait 17 ans lorsqu'elle est tombée enceinte et a été renvoyée pour ce même motif. Le petit est donc de sang-mêlé ; il a été adopté par le couple Faust d'une part parce que Solveig ne pouvait pas tomber enceinte et qu'ils n'avaient pas d'héritier, d'une autre parce qu'ils ont subit la pression de Grindelwald.

Armin n'a jamais rencontré sa véritable mère et n'en a pas le désir. Il n'est pas sûr que son père et sa belle mère soit encore en vie.
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MessageSujet: Re: Armin Edelstein   Lun 5 Juin - 16:01


« Mir ist kalt. So kalt. »

Le couple Faust avait un fils. Armin, petite tête blonde aimable, calme, adorable. Obéissant comme peu d’enfant de son âge, sage comme aucun. Un très bel héritier pour la famille de sangs-purs, aucun doute. Mais c'était aussi un garçon silencieux, craintif, étrange. On s’inquiétait parfois de sa constitution un peu maladive, de ses yeux bleus vides, si ce n’est éclairés d’une lueur inquiète. On s’étonnait de le constater capable de voir les sombrals qu’il considérait avec timidité et sérieux.

S’il les voyait, c’est que depuis sa venue au monde il avait été confronté à la mort, et ce de la plus directe des manières…

Jeunes, le couple avait étudié ensemble à Durmstrang, et ils s’étaient liés d’amitié avec de nombreuses autres familles sorcières, notamment avec les Grindelwald. Ils partageaient une certaine proximité avec leur dernier héritier, Gellert, ami d’école. Ils continuèrent à le fréquenter, malgré son renvoi, mais il partit bientôt pour l’Angleterre. La famille Grindelwald les accueillit comme la leur et ils entreprirent d’entretenir une correspondance avec Gellert.

On découvrit entre temps que la femme de Konrad Faust était en vérité stérile, et ne pouvait lui donner d’enfant. On avait tout essayé, sorts comme potions, et aucun descendant ne semblait pouvoir naître un jour du fruit de leur amour. Solveig, pauvre femme, fut écrasée par le chagrin provoqué par cet échec en tant qu’épouse de sang-pur, la honte de son rang. Elle s’enferma dans une chambre et ne voulu plus en sortir. La situation était embarrassante pour son mari.

Le vieil oncle de la famille Grindelwald avait pour sa part "engagé" une servante pour remplacer son elfe de maison. Une née-moldue ; plus méprisable certes, mais plus agréable à regarder. Anke Edelstein n’avait pas étudiée à Durmstrang en raison de son statut de sang, mais elle n’aurait certainement pas pu suivre leurs classes. Jeune fille muette, son regard sombre restait fixé sur le sol, et elle se signait à répétition. Elle était folle, disait-on. Konrad aimait la regarder.

Gellert rentra d’Angleterre avec ses idées folles et les Faust essayèrent de le suivre. Il rapporta de Grande Bretagne un entrain endiablé, des ambitions intarissable, un esprit éclairé ; il insista pour que ses vieux amis l'aident dans ses projets. Mais leurs rapports, si harmonieux hier, se brouillèrent cependant lorsque Gellert découvrit que Konrad était celui qui avait touché à la servante du vieil oncle ; la jeune folle était enceinte. Sa famille essaya de le raisonner : le pauvre garçon était encore si jeune, il l’avait fait en songeant à s’amuser, rien de plus. On essaya d’oublier cette histoire et l'étouffer ; les moldus en faisaient déjà assez suffisamment aujourd’hui avec leurs révoltes et leurs bêtises d’indépendance et de nations. On renvoya Anke.

Elle accoucha dans un taudis tchèque en 1912, seule. Elle voulu tuer l’enfant pour l’avoir tant fait souffrir mais elle était épuisée. Elle dû se résoudre à l’abandonner au milieu des ordures. Cet enfant, c’était lui. Il échappa à la mort de peu, lorsqu’à force de s’égosiller, on vint le trouver et le soigner. Gellert l'apprit et se mit en colère : même si l’enfant n’était que le résultat d’une fornication traître, il était un sorcier et à moitié de sang-pur. Il força Konrad à récupérer son fils et à l’élever, sans quoi il révélerait son acte honteux à tous. On prétexta que Solveig avait tenu la chambre en attendant son enfant. L'enfant.

Armin Faust, seul et unique héritier de la famille.

C’était comme cela qu’il s’appelait, ou disait s’appeler.

Toute son enfance ce fut un garçon angoissé, énigmatique. Il se plaignait souvent du monstre dans sa chambre qui apparaissait toute les nuits, semblait-il. On dû en effet se débarrasser plusieurs fois d’Epouvantards pour lesquels le vieux manoir sombre représentait l’abri idéal. Les terreurs nocturnes ne cessèrent pourtant jamais. Le malaise constant, le tourment d’une âme pourtant si jeune, percé de courtes périodes de vide soudain, peut-être était-ce ça que le flou de son regard cherchait à traduire. Au fond, il savait bien que ses parents ne l’aimaient pas.

Il savait aussi qu’il n’était personne ; la différence entre ses jeux rares et la figure qu’il devait faire en face du miroir ne lui paraissait pas tout à fait nette. Faire des grimaces devant la glace pour s’amuser lui inspirait soudainement une angoisse terrible : il s’arrêtait brusquement avant de rester coincé. Il était en colère ou triste ; il aimait ou il détestait, comme tous les garçons de son âge. Il aimait Gellert Grindelwald. Et puis il aimait bien son père, aussi.

Son don magique se manifesta à partir de ses 8 ans lors du simple exercice d’une métamorphose, de quelques alohomora simplistes ; il entra à Durmstrang l’année de ses 11 ans, comme Gellert et comme ses parents avant lui. On s’attendit à ce que la proximité des autres le libère : il n’eut cependant pas l’éclat que l’on escomptait de lui, restant effacé, presque absent. Sa magie discrète, son pouvoir presque latent, ne s’exprimait que lorsque la situation l’exigeait. Cela sembla éveiller plus d’inquiétudes encore que son comportement étrange ; ses parents murmuraient entre eux en lui jetant des regards furtifs. Peut-être était-ce le sang de moldu ? Il était gâché. La compagnie de Gellert, dont il s’était évidement prit d’affection, lui ferait le plus grand bien.

Et c’était vrai. Déjà, Armin l’admirait éperdument, lui vouait un amour presque aveugle. Ils se fréquentèrent comme de la famille et Grindelwald devint peu à peu une figure paternelle pour lui. Il avait quatorze ans lorsque ce dernier, songeant que les troubles du garçon devaient venir de l’incertitude de ses origines qu’il devait ressentir, décida de lui révéler le secret de sa naissance. C’était faire Justice que de révéler la vérité au garçon qui ne pouvait pas savoir qui il était réellement. Bien sûr il fallut longuement le consoler, et beaucoup de temps pour se remettre du choc, et Gellert l’accompagna lors de cette épreuve. Ce soir là, Armin dévisagea longuement ses parents. C’était vrai après tout. Il ne ressemblait pas à sa mère. Son père devint alors l’ancienne icône oubliée du petit garçon qu’il avait été un jour. Adieu fascination.

C’est ici qu’est levé le voile opaque tombé sur ses plus anciens souvenirs. Armin ne se souvient pas bien de sa tendre enfance, mais il se rappelle en détail de la flamme de vie soudainement allumée en lui une fois la vérité révélée. Il s’était finalement trouvé : débris inacceptable d’un adultère, fils d’une pauvresse tchèque folle à lier, sang-mêlé. Il le cacherait, mais à présent il savait et c’était grâce à Gellert Grindelwald. L’adolescence marqua pour lui la venue d’une vitalité incroyable qui lui avait manqué toute son enfance : il vivait, enfin. Il s’imposa parmi ses camarades, levant le menton aussi haut qu’eux, souriant et fier. Il s’affirma particulièrement en duels, maléfices, et l’étude des artéfacts magiques. Il entreprit très tôt des recherches puis un entraînement intensif en Legilimancie sous les conseils de Grindelwald, sans se poser de question.

L’ardeur de sa jeunesse, mais aussi cette comédie familiale constante le guidèrent à éviter au mieux ses parents qu’il détestait profondément. Grindelwald l’aiguillait efficacement dans son éducation : ils entretinrent une correspondance par hiboux et Armin lui confia toutes ses pensées et tous ses sentiments sans l’once d’une quelconque hésitation. Il ne s’aperçu pas vraiment que le sorcier n’avait que faire de ses plaintes d’adolescent perturbé. Il demandait seulement à pouvoir lui écrire.

A sa sortie de Durmstrang, l'étude d’objets magique et l'Histoire furent ses deux matières phares. Le reste, comme les duels, fut abandonné ou négligé au profit de la Legilimancie qui le passionnait. C’était tout ce qui semblait intéresser Grindelwald qui se tenait principalement au courant de ses progrès en la matière. Ses résultats scolaires, eux, firent bondir ses parents comme une bonne partie de ses professeurs et camarades : il avait sacrifié son potentiel malgré toutes leurs protestations. Mais il ne vivait tout simplement plus dans leur monde et il refusait de se soumettre à leurs exigences.

Lui qui s’enorgueillissait de n’avoir jamais fréquenté d’autre cercle que celui des sorciers les plus nobles et au sang le plus pur, s’amusa de la surprise qu’il fit à tous en s’émancipant précipitamment, partant se perdre dans la jungle moldue. Il prenait la fuite. Il partit vivre dans le Nord-Est de l’Allemagne, dans le Land de Brandenburg, près de Berlin. Il y découvrit, à sa stupéfaction, la misère dans laquelle vivaient les moldus. L’Allemagne avait alors perdu la dernière guerre qui l'avait opposée aux Forces de l'Entente et les pertes humaines avaient été considérables. Ceux qui n’étaient pas morts étaient revenus blessés, défigurés, traumatisés. A jamais transformés. A jamais autres. C’était une sorte de spectacle à la fois absurde et habituel, et il ne comprit pas les souffrances de la guerre. Il s'épanouit merveilleusement dans l'atmosphère viciée et malheureuse du monde moldu.

C’est paradoxalement à ce moment qu’il décida de rejoindre l’armée de Grindelwald, chose qu’il attendait depuis longtemps déjà. Il retrouva l’idole de son enfance dont il avait perdu la trace depuis des années, se contentant de lettres occasionnelles. Ce fut pour lui une période de lutte pour s’affirmer : ses résultats avaient jetés autour de lui la réputation d’un mauvais sorcier. Il s’appliqua à mettre en avant la "pureté" de son sang, l’héritage qui l’attendait, son lien qui l'unissait à Grindelwald. Il se lia ainsi avec les vieilles familles conservatrices, suivant les ordres de leur guide. Il leur laissa convoiter le prix de sa richesse future et de sa beauté : on espérait le marier à quelque descendante. On le logeait, on le soignait, on l'aidait, on le recommandait. Il fréquentait les hommes qui se vendaient dans la rue chez les moldus et écoutait leur musique dégénérée en secret.

Son ascension fut pourtant rapide : Grindelwald le constata plus que capable dans l'art de la Legilimancie et le prit sous son aile. Il chercha à l'élever dans les plus hautes sphères de la société sorcière d'Allemagne et d'Europe de l'Est et le fit connaître. Il exposa en vérité à Armin les consignes qu'il avait pour lui. Il devint son espion. Il infiltrait les esprits.

Les conspirateurs. Les traîtres, les futurs traîtres, les profiteurs, les faux, les dubitatifs. Tous il les traquait, les débusquait, les dénonçait. Il n'y avait pas de place pour eux dans l'Empire établit de Grindelwald.

Il devint celui qui apparaissait à sa droite. Si jeune et pourtant si haut.

Il se sentait grisé et se souciait très peu de tout, à tort ; plusieurs fois il se fit saisir par la Gestapo lors de ses séjours dans les maisons de passe moldues. Il attira les soupçons et dû se tenir à l'écart d'eux : la menace de l'emprisonnement et de la mort pesait déjà sur lui dans leur monde de brutes folles. Plus que jamais les sorciers d'Allemagne se méfiaient d'eux : de précieux grimoires avaient disparus lors d'autodafés. Bientôt, on érigerait des bûchers pour les brûler comme lors des siècles passés.

Et puis à nouveau Grindelwald ordonna : il s’exécuta aussitôt, fier de se mettre à la recherche des deux reliques de la mort restantes et toujours hors de portée. Il fallut fouiller et déballer de nombreuses affaires de familles, la vie de chacun, étaler les souvenirs les plus honteux comme les plus doux secrets. Faire face aux larmes de la femme ne comprenant pas la tristesse qui s'emparait d'elle alors qu'il venait de rendre visite au souvenir de son père regretté ; retenir un sourire en fixant un homme brûlant de honte, ses abjects fantasmes découverts ; laisser l'enfant qui aurait pu entrevoir ou entendre quelque chose avec un nez sanglant sous la force des intrusions brutales ; briser les esprits des vieillards qui résistaient.

Armin fut de ce fait largement responsable des tensions grandissantes dans la haute société sorcière. Les découvertes furent nombreuses et plusieurs pistes se dessinèrent peu à peu. Combien de vieilles demeures furent fouillées de fond en comble? Combien de sorciers subirent les effets du Veritaserum? Et combien d'autres furent torturés par sa faute? Les ennemis devinrent nombreux, c'était peu de le dire. Il dénonça ses propres parents lorsqu'il découvrit qu'ils conservaient depuis longtemps des informations sur les reliques sans prendre la peine de les partager. Il savait dès à présent qu'elles devaient se trouver en terre anglaise.

Peut être était-ce à cause de cette image morbide qui lui collait à la peau, peut être était-ce parce qu'il était recherché par les moldus et que l'on voulait sa mort dans tout le monde sorcier d'Allemagne et d'Europe de l'Est, ou bien peut être encore était-il le plus qualifié de tous pour cette tâche : à vingt-cinq ans, Grindelwald expatria Armin en Angleterre, loin du continent. C'est lui encore qui le pria de s'installer à Godric's Hollow, de changer de nom, bref : de disparaître des horizons allemandes et d'être une fois de plus son fidèle outil.

C'est comme ça qu'il devint Armin Edelstein, reniant son nom sans valeur. Sous couvert de son actuelle identité du directeur du cabaret The Headless Lady, il organise une partie du mouvement des partisans, surveille, et poursuit, encore et toujours, les reliques de la mort pour son seul et unique maître : Gellert Grindelwald.


Pour le plus grand bien.
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MessageSujet: Re: Armin Edelstein   Lun 19 Juin - 11:41

Hello !

Je sais que tu es en contact avec Lian, mais où en es-tu des modifications que nous t'avons demandé ?

En cas de questions, n'hésite pas à revenir vers nous en MP ou ici :3

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MessageSujet: Re: Armin Edelstein   

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Armin Edelstein
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